Chercheur en Physique des Accélérateurs : Développement d’un calorimètre rapide pour la polarimétrie en
Référence : UMR9012-MARJOU-040
- Fonction publique : Fonction publique de l'État
- Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
- Localisation : 91405 ORSAY (France)
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- Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
- Nature du contrat Non renseigné
- Expérience souhaitée Non renseigné
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Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels Entre 3131,32 et 3569,85 € € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
- Catégorie Catégorie A (cadre)
- Management Non renseigné
- Télétravail possible Non renseigné
Vos missions en quelques mots
Missions :
SuperKEKB est le collisionneur e+e- le plus performant à l’heure actuelle. En effet, il a atteint un record mondial de luminosité, délivrée à l’expérience de physique des particules Belle II. Cette expérience étudie notamment avec précision les désintégrations de mésons B et D, mais aussi la production et les désintégrations de leptons tau. Ces derniers sont produits en quantité telle que des études de précision peuvent être réalisées à Belle II. À ce jour, les faisceaux qui collisionnent ne sont pas polarisés. Cette limitation pourra être surpassée à l’horizon 2030, lors d’un upgrade du collisionneur pour stocker des électrons polarisés. Ainsi, les données qui seront collectées par Belle II pourront être exploitées pour réaliser des mesures de précisions de grandeurs électrofaibles telles que l’angle de mélange électrofaible, ou des mesures de moment anormal magnétique du tau [1].
Pour mener à bien cette ambitieuse amélioration de l’accélérateur, il est nécessaire de (i) modifier la source d’électrons de l’accélérateur, de telle sorte qu’elle produise des faisceaux d’électrons polarisés ; (ii) s’assurer du bon transport de ceux-ci jusqu’à l’anneau de collisions de SuperKEKB et de la conservation d’un niveau de polarisation suffisant ; (iii) d’être en mesure de manipuler l’orientation du spin des électrons dans le collisionneur ; (iv) d’avoir un diagnostic en temps réel de la polarisation dans l’accélérateur. Ce dernier aspect est au cœur de la contribution de l’IJCLab à ce projet et de l’ANR COMPO. Ce diagnostic consiste en un polarimètre de Compton. Des photons issus d’un laser sont rétrodiffusés sur les électrons de l’accélérateur. L’énergie de ces photons diffusés est alors mesurée et permet d’extraire une information précise sur le degré de polarisation longitudinale du faisceau d’électrons. Des études préliminaires ont été menées ; elles ont permis de conclure à la faisabilité du projet [2].
Le CDD chercheur aura a cœur de développer et tester un calorimètre pour la mesure suffisamment précise de l’énergie des photons diffusés par l’interaction Compton, mentionnée ci-dessus. Ce détecteur doit être (i) rapide car on souhaite distinguer les photons diffusés par deux paquets d’électrons séparés de 4 ns ; (ii) tolérant aux radiations, car sera sujet à une dose intégrée importante elle-même liée au signal de photon que l’on souhaite mesurer ; (iii) avec une acquisition fonctionnant de manière synchrone de l’accélérateur pour identifier les paquets et permettant une analyse rapide de la polarisation pour, à terme, transmettre cette information en temps réel en salle de contrôle.
[1] A. Accardi et al., arXiv:2205.12847
[2] D. Charlet et al. 2023 JINST 18 P10014
Activités :
Lors de ce travail, un prototype de détecteur comprenant scintillateur, photomultiplicateur et électronique d’acquisition sera développé avec le support de quelques ingénieurs et scientifiques des pôles d’ingénierie
Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...
Profil recherché
Competences :
La personne qui candidate devra être titulaire d’une thèse en instrumentation ou en physique subatomique avec une volonté de travailler sur des développements instrumentaux. Une connaissance de la physique des détecteurs, de la physique des accélérateurs et/ou de la physique des particules est un plus. Un savoir-faire en instrumentation est intéressant mais pas critique pour le travail envisagé. Une expérience de programmation est également intéressante. Une très bonne connaissance de l’anglais écrit/parlé est nécessaire, une connaissance du français est un plus mais pas nécessaire. Nous cherchons une personne curieuse en mesure de s’attaquer à des questions de physique variées à l’interface de la physique des particules et des détecteurs. Elle devra être intéressée par les développements expérimentaux, les détecteurs et l’électronique, et également par des études de simulation. La personne recrutée sera amenée à travailler avec des collaborateurs situés à distance, à traiter de nombreux lots de données simulées et à devoir rendre compte de ses travaux de manière synthétique. Elle devra également être autonome dans son travail quotidien.
Contraintes et risques :
Des réunions et tests de validation sont envisagés à KEK, Tsukuba, au Japon sur des durées d’une à six semaines (en fonction des besoins). Des contributions (posters, présentations orales) en conférences sont à prévoir en fonction des résultats obtenus. L’utilisation de sources radioactives et des tests sur accélérateurs sont prévus. La personne recrutée sera donc soumise au risque radiologique.
Niveau d'études minimum requis
- Niveau Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
- Spécialisation Formations générales
Langues
- Français Seuil
Qui sommes-nous ?
Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.
Depuis plus de 80 ans, le CNRS développe des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait du CNRS un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde.
Le partenariat qui lie le CNRS avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
À propos de l'offre
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Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
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Vacant
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Chercheuse / Chercheur