Ingénieur.e chargé.e de recherche scientifique en Protéimique
Référence : 2026-2441121
- Fonction publique : Fonction publique Territoriale
- Employeur : Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles de la Ville de Paris
- Localisation : 10 Rue Vauquelin - 75005 Paris
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- Nature de l’emploi Emploi ouvert aux titulaires et aux contractuels
- Expérience souhaitée Non renseigné
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Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels Non renseignée Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
- Catégorie Catégorie A (cadre)
- Management Non renseigné
- Télétravail possible Non renseigné
Vos missions en quelques mots
Mission
L'ingénieur·e recruté·e prendra en charge le volet protéomique du projet : adapter les protocoles de préparation et d'analyse aux soies sauvages, produire les données de spectrométrie de masse sur les échantillons de référence et les objets de collection, et contribuer à la base de données
d'identification qui en découlera.
La mission est à la fois méthodologique et applicative : il s'agit d'abord de rendre opérantes sur ces matériaux des techniques éprouvées ailleurs, puis de les mettre à l'épreuve sur des échantillons patrimoniaux précieux et souvent dégradés.
Activités
Préparation des échantillons
Adapter aux soies sauvages les protocoles de décreusage des cocons et de purification des protéines de soie, peu efficaces en l'état car conçus pour le Bombyx mori
Mettre au point la préparation d'échantillons patrimoniaux, en quantité limitée et parfois dégradés, dans une logique d'analyse la moins invasive possible
Documenter chaque protocole de façon reproductible
Analyse par spectrométrie de masse
Réaliser les analyses nanoLC-MS/MS sur les échantillons de référence et les objets de collection
Participer aux analyses complémentaires menées dans le projet, notamment FTIR et MEB, en lien avec les partenaires concernés
Assurer le suivi des instruments et la qualité des données produites
Traitement et valorisation des données
Interpréter les données protéomiques en vue de l'identification des espèces séricigènes
Contribuer à la construction de la base de données de référence sur les soies sauvages
Participer à la rédaction des publications et présenter les résultats lors des réunions de projet
Travail collaboratif
Échanger avec les entomologistes, historiennes et anthropologues du projet sur l'interprétation des résultats
Dialoguer avec les conservateurs des collections mobilisées
Contribuer à la réflexion méthodologique du projet sur les pratiques expérimentales
Profil recherché
Profil
Formation : diplôme d'ingénieur ou master 2 en chimie analytique, biochimie, biologie ou sciences des matériaux. Un doctorat n'est pas requis.
Expérience : première expérience en laboratoire d'analyse, stage de fin d'études compris. Le poste s'adresse à un·e jeune ingénieur·e, qui sera formé·e aux spécificités des matériaux étudiés.
Les candidatures de profils venant des sciences du patrimoine ou de l'archéométrie sont bienvenues, dès lors que les bases en spectrométrie de masse sont acquises
Compétences recherchées
Indispensables
Pratique de la spectrométrie de masse appliquée aux protéines, en particulier le couplage
nanoLC-MS/MS
Maîtrise des techniques de préparation d'échantillons protéiques : extraction, purification,
digestion enzymatique
Traitement et interprétation de données protéomiques, avec les logiciels dédiés
Rigueur dans la traçabilité des protocoles et la tenue des données
Appréciées
Expérience sur des échantillons anciens, dégradés ou disponibles en faible quantité
Connaissance des protéines fibreuses, en particulier les fibroïnes et séricines
Notions de bio-informatique ou de programmation, par exemple R ou Python, pour le traitement des données
Familiarité avec la FTIR ou la microscopie électronique à balayage
Anglais scientifique écrit et oral
Qualités attendues
Le projet est résolument interdisciplinaire : vous travaillerez avec des entomologistes, des anthropologues et des historiennes des textiles. La capacité à expliquer vos résultats à des interlocuteurs non chimistes, et à tenir compte de leurs contraintes, comptera autant que la maîtrise technique. L'autonomie et le goût pour la mise au point méthodologique sont également essentiels, une large part du travail consistant à adapter des protocoles existants à des matériaux sur lesquels ils n'ont jamais été éprouvés.
Localisation
Éléments de candidature
Personnes à contacter
Qui sommes-nous ?
Le poste est basé au Laboratoire de Spectrométrie de Masse Biologique et Protéomique (SMBP) de l'ESPCI Paris-PSL, dirigé par Joëlle Vinh. Le laboratoire dispose d'un parc instrumental de spectrométrie de masse haute résolution et d'une expérience reconnue en protéomique quantitative.
École d'ingénieurs généraliste fondée en 1882, l'ESPCI Paris-PSL est aussi un centre de recherche reconnu en physique, chimie et biologie : 500 publications par an, dix unités mixtes de recherche, six prix Nobel. Elle se distingue par sa capacité à transformer la recherche fondamentale en innovations, avec deux brevets par mois et trois start-ups par an. L'école réunit 400 élèves- ingénieurs et 530 chercheurs, dont 250 doctorants et 100 post-doctorants.
Elle appartient à l'Université Paris Sciences & Lettres, première jeune université au classement mondial du Times Higher Education et présente dans le top 50 mondial. L'ESPCI met la science au service d'enjeux sociétaux, environnement, santé, solidarité, ouverture au savoir, et défend l'égalité des chances et la diversité sociale. Son campus parisien fait actuellement l'objet d'une rénovation d'ampleur.
Au-delà du laboratoire, le poste s'inscrit dans un consortium qui réunit le MNHN, l'EHESS, l'Université Humboldt de Berlin et des partenaires au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire. Des réunions de projet sont prévues chaque année, ainsi qu'un atelier de restitution en présence des artisans.
Descriptif du service
Contexte du projet
AfricaSilkS vise à identifier et caractériser les soies sauvages d'Afrique de l'Ouest, encore très mal connues, en associant biochimie, entomologie et sciences humaines et sociales.
Les soies dites sauvages, produites par des espèces séricigènes autres que le ver à soie du mûrier, principalement de la famille des Saturniidae, sont mobilisées depuis des siècles par les artisans d'Afrique de l'Ouest, du Sénégal au Cameroun. Leur identification biochimique en laboratoire reste pourtant floue : les protocoles existants, développés pour le Bombyx mori, sont peu efficaces sur des cocons aux caractéristiques biochimiques très différentes.
Le projet entend lever ce verrou en développant des protocoles d'identification adaptés à ces espèces, puis en les appliquant à des objets conservés dans les collections muséales. L'objectif est d'alimenter une base de données de référence sur les soies sauvages, utile aussi bien aux chercheurs qu'aux conservateurs.
Le projet est porté par Annabel Vallard (CR CNRS, anthropologue, CASE UMR 8170), en partenariat avec Joëlle Vinh (DR CNRS, SMBP UAR 2051) qui coordonne le volet biochimie. Il réunit des entomologistes du MNHN, des historiennes et ethnologues des textiles, et des partenaires au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire. Il est financé pour 2026-2027 dans le cadre de l'appel à projets CNRS « Textile : de l'art aux matériaux ».
À propos de l'offre
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Candidature
Les candidatures sont à adresser par courriel à [adresse de contact], sous la forme d'un CV et
d'une lettre de motivation.
Date limite : 30 octobre 2026
Pour tout complément d'information : joelle.vinh@espci.fr.
Lieu de travail
ESPCI Paris-PSL, 10 rue Vauquelin, 75005 Paris. Métro ligne 7 (Place Monge / Censier Daubenton), RER B (Luxembourg), bus 21, 27 et 47, stations Vélib' à proximité. -
Vacant à partir du 01/01/2027
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Chercheuse / Chercheur