Chargé/chargée de mission intelligence artificielle et transformation numérique-Ministère de la Justice
Référence : 2026-2248545
- Fonction publique : Fonction publique de l'État
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Employeur :
Secrétariat Général
Ministère de la Justice Cabinet du garde des Sceaux - Localisation : Ministère de la Justice, 13 place Vendôme – 75001 Paris
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- Nature de l’emploi Emploi ouvert aux titulaires et aux contractuels
- Expérience souhaitée Non renseigné
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Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels Non renseignée Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
- Catégorie Catégorie A+ (Encadrement supérieur - Autres emplois fonctionnels)
- Management Non
- Télétravail possible Oui
Vos missions en quelques mots
1. Pilotage et coordination des projets numériques prioritaires
Le ou la chargé(e) de mission assure le suivi opérationnel prioritaire des projets IA du ministère, en lien direct avec la Direction de programme IA (DPIA), puis, en articulation avec elle, des projets numériques inscrits au PTN portés par la Direction du numérique (DNUM) et les directions métier – DSJ, DACG, DGAP, DPJJ. Il ou elle anime les réunions de suivi périodiques avec ces acteurs, maintient à jour des tableaux de bord distinguant l’avancement des déploiements IA et des projets numériques structurants, identifie les risques et propose les arbitrages nécessaires. L’accent est mis sur les cas d’usage IA prioritaires, les expérimentations en juridictions et les premiers déploiements en production.
2. Stimulation et contrôle des services
Au-delà du suivi, le ou la titulaire du poste exerce une fonction d'impulsion et de relance auprès du Secrétariat général et de ses composantes. Il ou elle vérifie la cohérence entre les engagements pris par les directions devant le ministre et les actions effectivement conduites, et alerte le cabinet sans délai en cas de dérive calendaire, budgétaire ou de qualité. Cette mission suppose une présence régulière dans les instances de gouvernance interne du ministère, notamment le Comité stratégique sur le numérique et les instances de gouvernance du numérique animées par la DNUM.
3. Conseil stratégique en matière d'intelligence artificielle
C’est la mission centrale du poste. Le ou la chargé(e) de mission est l’interlocuteur(trice) IA du directeur de cabinet et du ministre : il ou elle formule des recommandations stratégiques sur le rythme de déploiement, les arbitrages entre cas d’usage, les risques éthiques et réputationnels, et les positions à défendre en interministériel ou au niveau européen. Il ou elle s’appuie sur les travaux de la DPIA et sur la feuille de route Boulakras, en veillant en permanence à l’alignement des projets avec l’AI Act, le RGPD et les exigences SecNumCloud. Il ou elle pilote le suivi de la labellisation des solutions IA des éditeurs juridiques privés et assure une veille prospective sur les modèles de langage, les outils d’IA générative et les usages émergents dans les systèmes judiciaires étrangers. Il ou elle est force de proposition pour identifier de nouveaux cas d’usage à expérimenter, accélérer les déploiements qui fonctionnent et stopper ceux qui n’apportent pas les résultats attendus.
Profil recherché
Le poste requiert une formation de niveau bac+5 avec une dominante forte en intelligence artificielle, data science ou ingénierie des systèmes intelligents : grandes écoles (Polytechnique, Mines, ENSAE, CentraleSupélec), Master en IA, machine learning ou data science, complété si possible d’une culture des politiques publiques (Sciences Po, ENA/INSP). Une certification reconnue en IA (certificats Coursera/DeepLearning.AI, diplôme universitaire spécialisé, formation CNIL) est un atout sérieux. Le ou la candidat(e) justifiera d’au moins trois à cinq ans d’expérience incluant obligatoirement des projets IA menés de bout en bout – cadrage du problème, choix du modèle, entraînement ou intégration, évaluation en conditions réelles et gestion des impacts. Une expérience en administration publique ou en environnement interministériel est appréciée, mais n’est pas exigée si le candidat dispose d’une expertise IA solide et d’une capacité à s’adapter rapidement à la culture publique.
Compétences techniques
Une connaissance substantielle des technologies IA est indispensable : compréhension des grands modèles de langage (LLM), des approches RAG (retrieval-augmented generation), des pipelines de traitement de la langue naturelle, et des méthodes d’évaluation de la performance et du biais des modèles. Le ou la titulaire doit être capable de dialoguer d’égal à égal avec des data scientists, des ingénieurs ML et des fournisseurs de solutions IA, de détecter les promesses non tenues et d’exiger des preuves de résultats. La maîtrise du cadre réglementaire IA (AI Act, RGPD, SecNumCloud, doctrine d’État sur les LLM souverains) est attendue. Les méthodologies de gestion de projet agiles sont un complément utile, de même que la connaissance des outils de pilotage (Notion, Jira, Confluence). La capacité à lire des architectures système et des résultats d’expérimentation est requise ; des compétences de développement ne sont pas exigées mais constituent un vrai plus.
Qualités personnelles
La fonction suppose avant tout un tempérament de moteur : la capacité à embarquer et entraîner des équipes sur l’IA, y compris des interlocuteurs sceptiques ou peu familiers du sujet. Le ou la chargé(e) de mission devra exercer un leadership d’influence fort. Une rigueur absolue dans le suivi des engagements, d’excellentes qualités rédactionnelles et un sens aigu de la discrétion sont attendus. La capacité à vulgariser des enjeux IA complexes devant des interlocuteurs non techniques est déterminante. L’enthousiasme pour les évolutions rapides de l’IA, conjugué à un sens critique solide face aux effets de mode, est une qualité recherchée.
Éléments de candidature
Documents à transmettre
Personnes à contacter
Qui sommes-nous ?
Le ministère de la Justice a fait de l’intelligence artificielle un levier prioritaire de sa modernisation. En 2024, il a formalisé sa stratégie IA, identifiant douze cas d’usage à déployer en priorité dans les métiers judiciaires : retranscription automatisée d’entretiens, aide à la recherche juridique, interprétariat, synthèse de dossiers, détection de récidive, et exploitation des flux documentaires pénitentiaires. Pour piloter cette ambition, une Direction de programme dédiée à l’IA (DPIA) a été créée fin 2025 au sein du Secrétariat général, avec pour mission d’accélérer l’intégration de l’IA dans l’ensemble des métiers du ministère – magistrats, greffiers, personnels pénitentiaires et agents de la protection judiciaire de la jeunesse. Cette dynamique s’inscrit en complément du Plan de transformation numérique (PTN) 2023-2027, qui assure le socle infrastructurel nécessaire à la montée en puissance des usages IA (PORTALIS, PPN, NED, Justice.fr).
Descriptif du service
La feuille de route issue du rapport Boulakras (mai 2025) constitue le cadre de référence de cette politique IA. Elle fixe des objectifs ambitieux de déploiement d’ici 2027, assortis d’exigences fortes en matière de souveraineté (hébergement SecNumCloud), de conformité (AI Act, RGPD) et d’évaluation des impacts sur les droits fondamentaux. La France joue par ailleurs un rôle moteur dans le programme interministériel Albert et dans les travaux européens sur l’IA publique, ce qui confère à la Justice une position d’avant-garde à valoriser.
Dans ce contexte, le Cabinet du Ministre exerce une fonction de pilotage politique et stratégique de premier plan sur l’IA. Il lui revient de s’assurer que la DPIA, la Direction du numérique (DNUM) et les directions métier traduisent effectivement en actes les orientations fixées par le ministre, respectent les délais de déploiement des expérimentations IA et rendent compte de leurs résultats avec rigueur. L’enjeu est autant politique – positionner la Justice comme ministère pionnier de l’IA publique – que concret : faire en sorte que les agents et les justiciables bénéficient rapidement de services augmentés par l’IA.
À propos de l'offre
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Contrat cabinet - A pourvoir dès que possible
Poste soumis à une habilitation confidentiel défense
Poste nécessitant une enquête administrative de sécurité
Télétravail : Possible selon les dispositions applicables au cabinet
Restauration : oui
Accessibilité en transport / Parking :. Accès Métro et RER
Renseignements et candidature
Secrétariat de la direction de cabinet du garde des Sceaux, ministre de la justice : secretariat-dircab.cab@justice.gouv.fr
Objet du message : « Candidature – Chargé(e) de mission IA et numérique – Cabinet » -
Relations interministérielles et institutionnelles
Le ou la titulaire représente le cabinet dans les instances interministérielles compétentes, au premier rang desquelles la Direction interministérielle du numérique (DINUM) avec laquelle la DNUM entretient des relations institutionnelles structurées, et le Secrétariat général à la planification écologique (SGPE) pour les dimensions de souveraineté numérique. Il ou elle contribue à la préparation des positions du ministre lors des travaux parlementaires relatifs au numérique judiciaire et entretient des liens avec les opérateurs et prestataires du ministère, ainsi qu'avec l'écosystème des start-ups d'État.Le ou la chargé(e) de mission est rattaché(e) hiérarchiquement au directeur ou à la directrice de cabinet. Il ou elle évolue dans l'environnement d'un cabinet ministériel, caractérisé par un rythme soutenu, une forte réactivité attendue et une exposition directe aux arbitrages politiques du ministre. Le périmètre d'intervention couvre l'ensemble des directions d'administration centrale du ministère, les opérateurs numériques qui lui sont rattachés et les neuf délégations interrégionales du Secrétariat général, qui constituent le relais territorial des projets numériques dans les juridictions et services pénitentiaires.
Des déplacements ponctuels en Île-de-France et en région sont à prévoir, notamment pour des visites de terrain dans les juridictions engagées dans des expérimentations numériques.
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Vacant à partir du 25/04/2026
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*Cadre - Experte chargée / Cadre - Expert chargé d'une politique transversale*