Contrat doctoral (H/F) en physique/Fusion Nucléaire
Référence : UMR7345-ERIROS-039
- Fonction publique : Fonction publique de l'État
- Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
- Localisation : 13397 MARSEILLE 13 (France)
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- Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
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Nature du contrat
CDD de 3 ans
- Expérience souhaitée Non renseigné
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Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
- Catégorie Catégorie A (cadre)
- Management Non renseigné
- Télétravail possible Non renseigné
Vos missions en quelques mots
Sujet de thèse :
La boronisation est une technique bien établie dans l’exploitation des tokamaks, qui consiste à déposer une fine couche de bore sur les parois internes de la chambre à vide. Cette couche joue un double rôle : elle agit comme un getter pour l’oxygène, réduisant ainsi la teneur en impuretés du plasma, et elle minimise les interactions entre le plasma et les parois, ce qui permet de réduire à la fois l’érosion des parois et la contamination du plasma par des atomes lourds (tels que le tungstène). Malgré ses avantages, plusieurs questions importantes se posent concernant la mise en œuvre de la boronisation dans ITER, telles que les propriétés de rétention des isotopes d’hydrogène des couches de bore et les taux d’érosion. Les films de bore situés dans différentes régions du tokamak sont soumis à des degrés variables d’interaction avec le plasma, avec des énergies ioniques (allant de quelques eV à plusieurs centaines d’eV) et des flux différents, ce qui entraîne des taux d’érosion variables pouvant atteindre 10 nm/s.
Nous avons donc mené des études préliminaires sur l’interaction du deutérium avec une cible en bore disponible dans le commerce et avons constaté que le deutérium est considérablement retenu dans les matériaux en bore massif, avec des températures de libération plus élevées que celles observées dans le tungstène massif. Ces résultats contribuent à une meilleure compréhension du rôle des revêtements en bore dans les dispositifs de fusion. Cependant, des études microscopiques ont révélé une morphologie poreuse de ces cibles, qui ne reproduit pas correctement le dépôt de film mince observé dans les tokamaks. Cela pourrait être à l’origine d’un comportement erroné dans l’interaction D/B. Pour contourner ce problème, le doctorant fabriquera des films de bore sur des substrats de tungstène (W) et de WOx à l’aide d’un évaporateur à faisceau d’électrons récemment acquis. Cette source permettra de produire des films dont l’épaisseur (allant de quelques couches atomiques à quelques centaines de nanomètres) et la morphologie seront contrôlées — le régime de quelques couches atomiques étant particulièrement pertinent pour les structures liées au borophène et pour des applications plus larges en nanosciences.Ces revêtements seront ensuite exposés à des ions deutérium (250 eV) et à des plasmas (quelques eV). Afin de garantir la précision des mesures, toutes les expériences seront réalisées sous vide ou sous ultra-vide, en évitant toute exposition à l'air avant l'exposition aux ions ou au plasma. Une série de techniques de science des surfaces et de plasma, notamment la spectroscopie photoélectronique à rayons X (XPS), l’ellipsométrie spectroscopique in situ, la spectroscopie d’émission en phase gazeuse et les sondes de Langmuir, associées à des analyses ex situ (MEB, MET), seront utilisées pour acquérir une compréhension globale des propriétés physiques et chimiques des revêtements et
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Profil recherché
Contraintes et risques :
Sujet expérimental
Risque laser, gaz, ultravide, chimique.
Niveau d'études minimum requis
- Niveau Niveau 7 Master/diplômes équivalents
- Spécialisation Formations générales
Langues
- Français Seuil
Qui sommes-nous ?
Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.
Depuis plus de 80 ans, le CNRS développe des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait du CNRS un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde.
Le partenariat qui lie le CNRS avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
À propos de l'offre
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Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
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Vacant
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Chercheuse / Chercheur