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Doctorant en biologie Université de Tours H/F – Ecologie, comportement et gestion du forficule européen

Référence : UMR7261-AICBEL-048

  • Fonction publique : Fonction publique de l'État
  • Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  • Localisation : 37200 TOURS (France)
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Date limite de candidature : 18/04/2026

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  • Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
  • Nature du contrat

    CDD de 3 ans

  • Expérience souhaitée Non renseigné
  • Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
  • Catégorie Catégorie A (cadre)
  • Management Non renseigné
  • Télétravail possible Non renseigné

Vos missions en quelques mots

Sujet de thèse :
La production de pommes et de poires en région Centre-Val de Loire constitue une filière agricole clé, aujourd’hui à un tournant majeur. Face à l’intensification des pressions biotiques, les vergers doivent désormais composer à la fois avec des ravageurs historiques — tels que le carpocapse (Cydia pomonella) et le psylle du poirier (Cacopsylla pyri) — et avec l’arrivée récente d’espèces invasives comme Drosophila suzukii et Contarinia pyrivora. Ces dynamiques entraînent des pertes significatives de rendement et de qualité, tout en remettant en question la durabilité des systèmes de production. Parallèlement, la réduction de l’usage des produits phytopharmaceutiques — sous l’effet combiné des contraintes réglementaires et de l’évolution des résistances — impose une transformation profonde des stratégies de protection des cultures.
Dans ce contexte, l’identification de solutions agroécologiques innovantes, à la fois efficaces, robustes et transférables aux filières, représente un enjeu scientifique et sociétal de premier plan. Ce projet de thèse s’inscrit au cœur de ces défis et propose d’explorer une voie encore largement sous-exploitée : la mobilisation d’un prédateur indigène, le perce-oreille européen (Forficula auricularia), comme agent de lutte biologique par augmentation. Généraliste, abondant et naturellement présent dans les vergers, cet insecte pourrait jouer un rôle clé dans la régulation des communautés de ravageurs — à condition de mieux comprendre son écologie, ses interactions trophiques et les déterminants de son efficacité. À l’interface entre écologie fonctionnelle, évolution, biologie des interactions et agronomie, ce projet vise à développer une compréhension mécanistique du rôle de F. auricularia en verger, tout en posant les bases opérationnelles de son utilisation en biocontrôle. Les objectifs scientifiques s’articulent autour de trois axes complémentaires :
1. Décrypter les interactions trophiques et les services écosystémiques
Ce volet visera à quantifier le rôle réel du perce-oreille dans la régulation des ravageurs. En combinant observations de terrain, approches morphologiques et outils de biologie moléculaire (métabarcoding), le doctorant ou la doctorante caractérisera le régime alimentaire de l’espèce et sa variabilité spatio-temporelle, afin d’identifier les conditions dans lesquelles son impact est maximal.
2. Comprendre le cycle de vie et lever les verrous à l’élevage.
L’objectif sera de décrypter la biologie du perce-oreille en conditions contrôlées afin de développer des protocoles d’élevage fiables. Une attention particulière sera portée à la synchronisation (ou désynchronisation) des cycles de développement, enjeu clé pour optimiser des stratégies de lâchers ciblés et efficaces en verger.
3. Anticiper les effets du changement climatique sur les performances du prédateur
Ce volet explorera l’influence des variations de température sur les traits
Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...

Profil recherché

Contraintes et risques :
Le projet comporte des contraintes liées à sa dimension expérimentale, de terrain et partenariale.
Le candidat ou la candidate devra être titulaire d’un Master en biologie ou d’un diplôme équivalent obtenu avant août 2026. Une formation en écologie et/ou évolution est requise, ainsi qu’un intérêt marqué pour le travail de terrain. Une expérience en outils moléculaires, notamment en métabarcoding, constituerait un atout sans être indispensable.
Le projet implique :
• des campagnes de terrain régulières en vergers expérimentaux, dépendantes des conditions climatiques et des dynamiques saisonnières des populations d’insectes ;
• la manipulation d’organismes vivants (ravageurs et auxiliaires), nécessitant rigueur expérimentale et respect des protocoles ;
• la gestion d’une variabilité biologique importante, pouvant nécessiter des ajustements expérimentaux ;
• la mise en œuvre d’analyses moléculaires et le traitement de jeux de données complexes.
Le travail nécessitera également des déplacements entre les parcelles expérimentales et le laboratoire. En conséquence, une bonne mobilité est indispensable (permis de conduire et véhicule personnel requis).
Enfin, le projet s’inscrit dans un cadre collaboratif impliquant des partenaires non académiques (notamment acteurs de la filière arboricole), ce qui implique une capacité à interagir avec différents interlocuteurs, à s’adapter à des contraintes opérationnelles et à respecter des calendriers liés aux activités agricoles.
Aucun risque particulier autre que ceux classiquement associés aux activités de terrain et de laboratoire en biologie n’est identifié.

Niveau d'études minimum requis

  • Niveau Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
  • Spécialisation Formations générales

Langues

  • Français Seuil

Qui sommes-nous ?

Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.

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À propos de l'offre

  • Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

  • Vacant
  • Chercheuse / Chercheur

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