Doctorant (H/F) - Rôle des précipitations dans El Niño

Référence : UMR8539-HUGBEL-002

  • Fonction publique : Fonction publique de l'État
  • Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  • Localisation : 75231 PARIS 05 (France)
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Date limite de candidature : 23/06/2026

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  • Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
  • Nature du contrat

    CDD de 3 ans

  • Expérience souhaitée Non renseigné
  • Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels Le salaire sera de 2 300 Euros brut mensuel € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
  • Catégorie Catégorie A (cadre)
  • Management Non renseigné
  • Télétravail possible Non renseigné

Vos missions en quelques mots

Sujet de thèse :
L'Oscillation Australe El Niño (ENSO) se manifeste par des anomalies de la température de surface de la mer (SST) dans l'est de l'océan Pacifique équatorial. Ces anomalies de grande échelle peuvent atteindre 1 à 3 °C et des échelles de temps de 2 à 7 ans. Elles sont de plus associées dans l’atmosphère à un déplacement de la branche ascendante de la circulation de Walker marquée par la convection profonde. Sous la surface, l'océan subit une perturbation importante de sa structure thermique, avec des modulations des remontées d'eaux dans l’Est du Pacifique et des déplacements zonaux des eaux chaudes du bassin Indo-Pacifique. Les fluctuations de la température de surface à l'échelle du bassin induites par l'ENSO provoquent des changements majeurs dans la circulation tropicale et influencent les conditions météorologiques mondiales par le biais de téléconnexions atmosphériques. Il est prévu que l’amplitude du phénomène augmente avec le changement climatique (Vialard et al., 2025, pour une revue). Récemment, le rôle des précipitations dans les événements El Niño extrêmes a été mis en lumière.
Les précipitations sont un paramètre clé du cycle global de l'eau. Elles sont également l'un des phénomènes les plus difficiles à représenter correctement dans les modèles en raison du nombre d'échelles qui caractérisent les processus qui les contrôlent. Les précipitations tropicales résultent de la convection humide, qui est modulée à des échelles temporelles allant de quelques minutes à des échelles interannuelles, et s'organisent à des échelles spatiales allant de moins d'un kilomètre à l'échelle planétaire. En plus de leur rôle déterminant pour la vie continentale, les précipitations ont des implications physiques et chimiques sur le climat global. Par exemple, en augmentant la turbulence et en diluant la composition de l'interface océanique, ainsi qu'en injectant directement du carbone inorganique dissous, les précipitations sont responsables d'une augmentation d'environ 7 % de l'absorption de carbone par l'océan à l'échelle mondiale (Parc et al., 2024). De plus, des travaux récents ont montré que les anomalies interannuelles de précipitations dans l'Atlantique équatorial influencent le bilan de salinité de la couche de mélange océanique et sont responsables de 15 % de la variabilité interannuelle du Mode Méridien Atlantique (Kataoka et al., 2023). De même, dans le Pacifique équatorial, elles sont responsables de 20 % de la signature en température de surface océanique d'ENSO (Kataoka et al., en préparation a). En particulier, elles amplifient de façon sélective le développement des événements El Niño extrême. C'est le mécanisme RAINEE pour Rainfall anomaly-induced enhancement of extreme El Niño, qui sera au centre de ce projet de thèse (Kataoka et al., en préparation b).
Les principaux objectifs de cette thèse sont (i) d'évaluer la robustesse du mécanisme RAINEE dans un cadre multi-modèles
Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...

Profil recherché

Contraintes et risques :
Des missions au Japon, à l’université de Tokyo, sont à prévoir.

Niveau d'études minimum requis

  • Niveau Niveau 7 Master/diplômes équivalents
  • Spécialisation Formations générales

Langues

  • Français Seuil

Qui sommes-nous ?

Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.

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À propos de l'offre

  • Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

  • Vacant
  • Chercheuse / Chercheur

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