Doctorat - savoirs sur la géoingénierie (H/F)
Référence : UMR5206-THIBON-003
- Fonction publique : Fonction publique de l'État
- Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
- Localisation : 69342 LYON 07 (France)
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- Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
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Nature du contrat
CDD de 3 ans
- Expérience souhaitée Non renseigné
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Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels La rémunération est de 2300€ brut mensuel € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
- Catégorie Catégorie A (cadre)
- Management Non renseigné
- Télétravail possible Non renseigné
Vos missions en quelques mots
Sujet de thèse :
Sujet : production, circulation et légitimation des savoirs sur la géoingénierie marine et les technologies de captage et stockage du CO₂ en milieu industriel.
Description détaillée :
1) Les technologies de géoingénierie regroupent un ensemble hétérogène de méthodes d’intervention directe sur le climat. Longtemps perçues comme une chimère, elles rencontrent un intérêt scientifique et politique croissant et figurent à présent dans les scénarios du GIEC. Cependant, des controverses éthiques et scientifiques remettent en cause leur acceptabilité. On distingue les technologies de modification du rayonnement solaire (SRM), très controversées et rejetées par la majorité du monde académique, et celles d’élimination du carbone (CDR), qui bénéficient d’une acceptabilité plus élevée. Au sein même des CDR, une forte asymétrie apparaît : le captage, le stockage et la valorisation du carbone (CSC/CCUS) sont promus par plusieurs dispositifs publics et industriels, tandis que les technologies de géoingénierie marine (mCDR) - alcalinisation des océans, fertilisation océanique, etc. sont controversées et marginalisées. Pourtant, l’océan est déjà mobilisé comme puits de carbone (stockage géologique dans certains projets de CSC et comme espace de projection pour des mCDR, ce qui met en tension les promesses d’innovation, les incertitudes écologiques et la gouvernance internationale. Cette asymétrie soulève des questions fondamentales quant à l’évolution des critères d’acceptabilité académique et politique. Quels sont les critères caractérisant l’acceptabilité d’une technologie et comment ces critères évoluent-ils ? Quels sont les acteurs qui y contribuent ? Quelles sont les dynamiques qui conduisent à l’engagement de moyens matériels et financiers, à la construction de normes épistémiques et à l’élaboration de politiques publiques ? La thèse proposera une réponse à ces questions à travers une comparaison entre le CSC/CCUS et les mCDR.
2) L’objectif de la thèse consiste (1) à analyser les processus de production, de légitimation et de circulation des savoirs sur la géoingénierie en cartographiant les acteurs politiques, institutionnels, industriels, scientifiques, les discours et les régimes de savoir associés, afin de (2) comprendre la construction de l’acceptabilité scientifique d’une technologie, et enfin (3) sa traduction dans la mise en œuvre de politiques publiques - avec une approche comparative entre des dispositifs aux niveaux différenciés de maturité technologique et d’acceptabilité. Ce travail invitera aussi à analyser les imaginaires associés à l’océan, tant sociotechniques que culturels. Les résultats mettront en évidence l’évolution de l’acceptabilité scientifique et politique du CSC/CCUS et des mCDR ; les critères politiques, scientifiques, économiques et géopolitiques de légitimation/marginalisation ; les tensions entre urgence climatique, innovation et précaution. La thèse comb
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Profil recherché
Contraintes et risques :
Pas de contraintes et risques particuliers.
Niveau d'études minimum requis
- Niveau Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
- Spécialisation Formations générales
Langues
- Français Seuil
Qui sommes-nous ?
Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.
Depuis plus de 80 ans, le CNRS développe des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait du CNRS un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde.
Le partenariat qui lie le CNRS avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
À propos de l'offre
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Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
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Vacant
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Chercheuse / Chercheur