Doctorat (H/F) _ Synthèse de nitrures de fer nanostructurés, matériaux durables pour applications dans
Référence : UPR8241-CATAMI-002
- Fonction publique : Fonction publique de l'État
- Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
- Localisation : 31077 TOULOUSE (France)
Partager la page
Veuillez pour partager sur Facebook, Twitter et LinkedIn.
- Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
-
Nature du contrat
CDD de 3 ans
- Expérience souhaitée Non renseigné
-
Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
- Catégorie Catégorie A (cadre)
- Management Non renseigné
- Télétravail possible Non renseigné
Vos missions en quelques mots
Sujet de thèse :
Les nitrures de fer sont des matériaux peu coûteux et non toxiques qui peuvent trouver de nombreuses applications, en particulier à l'échelle nanométrique, en fonction de leur composition. Par exemple, la phase nanostructurée ε-FexN (x=2-3) peut être utilisée comme électrocatalyseur (dans les piles à combustible ou pour la production d'hydrogène), comme électrode dans les batteries haute performance, ou pour ses propriétés magnétiques dans des applications biomédicales. Les nanoparticules de la phase γ'-Fe4N magnétiquement douce présentent un intérêt considérable pour leurs propriétés d'absorption des micro-ondes. La phase dure α”-Fe16N2 pourrait être utilisée pour fabriquer des aimants permanents durables.
La principale voie d'accès à ces phases commence par la synthèse de nanoparticules d'oxyde de fer qui sont ensuite réduites à haute température et nitrurées par exposition à l'ammoniac. Afin d'éviter la première étape, très coûteuse en énergie, nous avons développé un procédé basé sur la nitruration directe de nanoparticules de fer zérovalent par l'ammoniac. Cette méthode a permis d'obtenir et de caractériser entièrement la phase ε-Fe2N. Des expériences préliminaires ont également conduit à des matériaux mixtes composés des phases α-Fe et α”-Fe16N2, ou des phases ε-Fe3N et γ'-Fe4N. Cependant, le contrôle de la composition du matériau final reste difficile, en particulier lorsqu'on vise la synthèse de phases à faible teneur en azote.
L'objectif de ce projet de doctorat de trois ans est d'identifier les paramètres clés qui régissent l'incorporation de l'azote dans la structure du fer, dans le but d'ajuster de façon rationnelle la teneur en azote du matériau final et de produire des phases pures nanostructurées.
Pour ce faire, la réactivité des nanoparticules de fer zérovalent vis-à-vis de l'ammoniac et l'incorporation d'azote dans la structure du fer au cours du processus de nitruration seront étudiées à l'échelle atomique et en temps réel à l'aide d'un microscope électronique à transmission (MET) in situ. Sur la base des connaissances acquises, des nanomatériaux de nitrure de fer de phase pure à faible teneur en azote seront préparés, caractérisés et évalués dans les applications pertinentes. Le projet comprendra donc quatre parties :
- Étude in situ de la réactivité des nanoparticules de fer avec l'ammoniac afin de contrôler le taux d'incorporation d'azote, ce qui implique tout d'abord la mise en place d'un TEM environnemental sous atmosphère d'ammoniac.
- Synthèse à l'échelle du laboratoire de nanomatériaux à base de nitrure de fer
- Caractérisation des nanomatériaux obtenus à l'aide de techniques d'analyse adaptées telles que : microscopie électronique, analyse ICP, DRX, mesures magnétiques...
- Évaluation des propriétés en fonction des applications ciblées
Contexte :
Cette thèse s’inscrit dans le cadre du projet ANR INSITU, et bénéficiera de l’appui de trois laboratoires
Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...
Profil recherché
Contraintes et risques :
Sur Toulouse, des déplacements sont à prévoir entre les différents laboratoires partenaires du projet, et différents sites hébergeant les plateformes de caractérisation, nécessaires à la bonne marche du projet. Le projet comportera de plus une mobilité entre Toulouse et Paris, dans le cadre de la co-direction entre le LCC et le laboratoire MPQ dont la temporalité sera déterminée par l’avancée du projet.
Niveau d'études minimum requis
- Niveau Niveau 7 Master/diplômes équivalents
- Spécialisation Formations générales
Langues
- Français Seuil
Qui sommes-nous ?
Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.
Depuis plus de 80 ans, le CNRS développe des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait du CNRS un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde.
Le partenariat qui lie le CNRS avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
À propos de l'offre
-
Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
-
Vacant
-
Chercheuse / Chercheur