Dynamiques et Auto-organisation de Dépôts aux Interfaces Liquide–Solide : vers des surfaces fonctionnel
Référence : UMR7198-MELDOG-041
- Fonction publique : Fonction publique de l'État
- Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
- Localisation : 54011 NANCY (France)
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- Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
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Nature du contrat
CDD de 3 ans
- Expérience souhaitée Non renseigné
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Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels 2300,00 € brut mensuel € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
- Catégorie Catégorie A (cadre)
- Management Non renseigné
- Télétravail possible Non renseigné
Vos missions en quelques mots
Sujet de thèse :
Lorsqu’une goutte contenant un soluté s’évapore sur une surface, elle laisse un dépôt caractéristique en anneau connu sous le nom d’ « effet rond de café » (coffee-ring effect). Ce phénomène du quotidien, en apparence anodin, est le résultat de mécanismes physico-chimiques complexes, où évaporation, écoulements internes, transport et solidification de matière conduisent à une organisation spontanée de la matière au voisinage de la ligne triple, zone de contact entre solide, liquide et gaz. De nombreuses applications utilisent cet effet dans le domaine des matériaux fonctionnels (autoassemblage de particules solides, dépôts par impression à jet d'encre de conducteurs transparents, formation de motifs par auto-organisation, cristaux colloïdaux, quantum dots,…), des sciences biologiques (diagnostics médicaux comme l'analyse de sang, contrôle des aliments, surveillance des polluants environnementaux) ou du dégivrage et du refroidissement de surfaces par spray (échangeurs de chaleur, caloducs).
Particulièrement pour cette dernière application, les propriétés interfaciales des surfaces (mouillabilité, énergie de surface, rugosité) conditionnent l’efficacité des échanges de chaleur. Cependant, sous l’effet de sollicitations thermiques intenses et du contact répété avec les fluides, ces surfaces peuvent se dégrader, accumuler des dépôts solides et finalement perdre les propriétés pour lesquelles elles avaient été initialement conçues. Mieux comprendre les mécanismes à l’origine de cette altération constitue un enjeu majeur pour la durabilité des dispositifs soumis à de forts flux de chaleur répétés.
Ainsi, l’interface liquide-solide, et en particulier la ligne triple, ne peut plus être considérée comme un simple lieu de transfert. Elle devient une zone microscopique active, assimilable à un micro-réacteur, où les phénomènes de transports, les transformations physico-chimiques et les dynamiques interfaciales sont fortement couplés. En effet, à leur tour, les dépôts solides qui se forment dans cet espace rétroagissent sur les écoulements, les transferts thermiques et les propriétés de surface, accentuant leur évolution dans le temps.
L’objectif de la thèse est de comprendre comment ces dépôts se forment localement, s’organisent et influencent la durabilité des surfaces fonctionnelles. Il s’agira d’identifier progressivement les mécanismes en jeu depuis des situations quasi-stationnaires jusqu’à des régimes dynamiques et fortement hors équilibre, tels que l’impact rapide de gouttes (voir figure ci-dessous). En explorant ces phénomènes, le projet cherche à identifier les conditions permettant non seulement de contrôler la structuration locale de la matière, mais aussi de guider des mécanismes d’auto-organisation, ouvrant la voie à la conception de surfaces fonctionnelles durables et optimisées pour des applications extrêmes.
Le doctorant aura en charge la mise en place et la conduite des ex
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Profil recherché
Contraintes et risques :
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Niveau d'études minimum requis
- Niveau Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
- Spécialisation Formations générales
Langues
- Français Seuil
Qui sommes-nous ?
Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.
Depuis plus de 80 ans, le CNRS développe des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait du CNRS un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde.
Le partenariat qui lie le CNRS avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
À propos de l'offre
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Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
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Vacant
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Chercheuse / Chercheur