(H/F) CDD doctoral sur Pourquoi les plantes fabriquent de la roche ?

Référence : UMR5175-FELDET-001

  • Fonction publique : Fonction publique de l'État
  • Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  • Localisation : 34293 MONTPELLIER (France)
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Date limite de candidature : 02/06/2026

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  • Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
  • Nature du contrat

    CDD de 3 ans

  • Expérience souhaitée Non renseigné
  • Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
  • Catégorie Catégorie A (cadre)
  • Management Non renseigné
  • Télétravail possible Non renseigné

Vos missions en quelques mots

Sujet de thèse :
Pourquoi les plantes fabriquent de la roche ? Déterminants écologiques de l’accumulation de silice chez les plantes herbacées méditerranéennes
Le projet
Les végétaux présentent un ensemble de stratégies de croissance, de survie et de reproduction leur permettant d’optimiser leur valeur adaptative. Parmi ces stratégies, la biominéralisation fascine autant qu’intrigue les scientifiques (He et al., 2014; de Tombeur et al., 2023). Ce processus – qui regroupe l’ensemble des processus par lesquels les végétaux forment des structures minérales dans leurs tissus – est particulièrement répandu dans le cas des dépôts de silice (SiO2). Ces dépôts de silice amorphe dans les parois cellulaires, comparable à du sable, ont de multiples effets sur le fonctionnement physiologiques des plantes tout en affectant de nombreux cycles biogéochimiques. Parmi les fonctions attribuées à la silicification, l’atténuation de nombreux stress biotiques (p. ex. herbivorie) et abiotiques (p. ex. stress hydrique) sont souvent rapportés (Cooke & Leishman, 2016; de Tombeur et al., 2023; Johnson et al., 2024).

Depuis les 20 dernières années, une recherche active sur le silicium (Si) en physiologie végétale a permis de mieux comprendre la variation de la silicification chez les végétaux, ainsi que les éventuelles fonctions associées à ce processus (Coskun et al., 2019; Quigley et al., 2020; de Tombeur et al., 2023; Pang et al., 2025). Pourtant, de nombreuses questions demeurent. On assiste notamment à une augmentation du nombre d’hypothèses sur les facteurs écologiques qui affectent les teneurs en Si, au niveau inter- comme intraspécifique, (herbivorie, stress hydrique, température, etc.), sans compréhension générale (de Tombeur et al., 2023).

L’objectif principal de cette thèse est de mieux comprendre les déterminants écologiques de l’accumulation de silice chez les plantes herbacées. Afin de répondre à cette problématique générale, la thèse sera structurée selon deux grands axes principaux.
1- Déterminer en quoi la perturbation et le niveau de ressources affectent la silicification chez les espèces herbacées de prairies méditerranéennes. Cet objectif principal sera rendu possible par l’étude d’un suivi long-terme situé sur le plateau calcaire du causse du Larzac : l’Unité Expérimentale de la Fage (INRAe). Sur ce site de suivi long-terme, des essais de fertilisation et de retrait de brebis (exclos) ont été mis en place en 1978, et actualisés en 2012. Ainsi, il est possible d’évaluer l’influence du niveau de ressources et de la présence de consommateurs primaires sur la structure des communautés et le fonctionnement de ces écosystèmes, et ce dans le temps. A ce jour, plus de 45 ans de données sur ce site ont été accumulés. Tester en quoi ces traitements ont affecté les teneurs en Si chez les végétaux, au niveau inter- comme intraspécifique, et les liens éventuels avec d’autres traits fonctionnels impliqués dans la
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Profil recherché

Contraintes et risques :
Travail de terrain et d'expérimentations en conditions contrôlées.

Niveau d'études minimum requis

  • Niveau Niveau 7 Master/diplômes équivalents
  • Spécialisation Formations générales

Langues

  • Français Seuil

Qui sommes-nous ?

Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.

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À propos de l'offre

  • Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

  • Vacant
  • Chercheuse / Chercheur

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