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H/F Contrat doctoral - Effets des nanoplastiques sur la tumorigénèse mammaire et son évolution : une in

Référence : UMR7360-CATPIE-037

  • Fonction publique : Fonction publique de l'État
  • Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  • Localisation : 54500 VANDOEUVRE LES NANCY (France)
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Date limite de candidature : 01/05/2026

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  • Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
  • Nature du contrat

    CDD de 3 ans

  • Expérience souhaitée Non renseigné
  • Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
  • Catégorie Catégorie A (cadre)
  • Management Non renseigné
  • Télétravail possible Non renseigné

Vos missions en quelques mots

Sujet de thèse :
Le cancer du sein est la première cause de mortalité par cancer chez la femme en France, avec plus de 60 000 nouveaux cas et 12 000 décès recensés chaque année (INCa, 2023). Si les facteurs de risque génétiques sont désormais bien caractérisés, la compréhension de la contribution des facteurs environnementaux est devenue une priorité urgente. En parallèle, la contamination ubiquitaire des écosystèmes et du corps humain par des particules plastiques représente l’une des crises environnementales les plus préoccupantes de notre ère. La dégradation des macro-déchets plastiques s’infiltre désormais dans l’exposome humain sous forme de micro- et nanoparticules plastiques (NPPs), suscitant des interrogations quant à leur rôle potentiel de co-facteurs environnementaux ou de catalyseurs de maladies chroniques, dont le cancer.
La communauté scientifique a établi que les particules plastiques ne sont pas des polluants inertes : elles peuvent induire une cytotoxicité, un stress oxydant et une inflammation chronique — trois piliers fondamentaux de la carcinogenèse. Des travaux récents ont démontré que les nanoplastiques de polystyrène sont significativement absorbés par les cellules épithéliales mammaires humaines, affectant leur prolifération et leur capacité migratoire. Plus alarmant encore, l’exposition aux microplastiques de polypropylène semble altérer l’expression de gènes liés au cycle cellulaire et favoriser l’émergence de caractéristiques métastatiques dans les cellules cancéreuses mammaires. Malgré ces avancées, le rôle spécifique des nanoparticules plastiques en tant que déclencheurs potentiels de la cascade métastatique dans le tissu mammaire demeure largement inexploré.
Ce verrou de connaissance est aggravé par des limitations méthodologiques dans les études existantes : les modèles d’exposition actuels sont souvent trop simplistes (mono-polymère, exposition court terme) et ne caractérisent pas adéquatement la dynamique des NPPs en dans les fluides biologiques d’intérêt. Le projet ONCOPLAST, financé par la Mission pour les Initiatives Transverses et Interdisciplinaires du CNRS (MITI), a été conçu pour pallier ces lacunes en analysant le lien de causalité potentiel entre la complexité physicochimique de l’exposome nanoplastique et la tumorigénèse mammaire — de l’initiation tumorale à la progression métastatique. Cette recherche s’ancre dans la vision One Health, qui reconnaît l’interdépendance profonde entre pollution environnementale et santé humaine.
Le projet interdisciplinaire ONCOPLAST, dans lequel cette offre de thèse s’inscrit, explorera l'impact sanitaire de la pollution nanoplastique sur le développement du cancer du sein. À l'interface entre physicochimie colloïdale et biologie cellulaire, il analysera comment les propriétés de nanoparticules plastiques usuelles (composition, fonctionnalité de surface, taille, agrégation) modulent la réponse de cellules mammaires humaine
Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...

Profil recherché

Contraintes et risques :
- Horaires et rythme : Temps plein (35h/semaine) conformément aux dispositions du contrat doctoral, congés annuels selon les règles en vigueur pour les contrats doctoraux.
- Localisation : Le poste est principalement basé au CRAN (Nancy), avec des séjours très réguliers et prolongés au LIEC (Vandoeuvre-lès-Nancy, situé à 15 min de distance à pied du CRAN), et ce selon l’avancement du projet et de ses différentes tâches.
- Déplacements : Mobilité locale fréquente entre les deux sites voisins du CRAN et du LIEC (15 min à pied de distance). Déplacements ponctuels à prévoir pour des colloques nationaux et internationaux.
- Durée : Contrat de 36 mois avec une date de début prévue au 1er octobre 2026.

Le·la doctorant·e évoluera au sein d'un consortium interdisciplinaire unique fusionnant les expertises du LIEC (UMR 7360) en physicochimie environnementale et du CRAN (UMR 7039) en oncologie moléculaire. Ce projet, financé par la MITI du CNRS, s'inscrit dans une approche "One Health". Le candidat bénéficiera d'un encadrement quotidien par des chercheurs et ingénieurs aux profils complémentaires, garantissant une immersion transdisciplinaire forte à l'interface entre chimie, physique et biologie.
Le·la doctorant·e aura accès à des infrastructures de pointe sur les deux sites :
• Au LIEC : Équipements de la plateforme d’imagerie DIESE ‘Dispositifs d’Imagerie pour l’Etude des Systèmes Environnementaux’ (microscopie confocale de fluorescence et FLIM spectral), ainsi que des outils de caractérisation colloïdale (DLS, granulométrie laser, FTIR).
• Au CRAN : Plateformes dédiées à la culture cellulaire, à la réalisation d’essais phénotypiques (viabilité, migration/invasion, etc.) et analyses moléculaires/transcriptomiques (RNAseq, RTqPCR).
• Environnement numérique : Poste de travail dédié, accès aux outils numériques de programmation et aux outils pour le traitement de données, incluant les données de séquençage et d'imagerie 2D et 3D.
• Un bureau au LIEC et un bureau au CRAN, avec un environnement informatique et mobilier adapté, seront réservés au.à la doctorant.e

Niveau d'études minimum requis

  • Niveau Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
  • Spécialisation Formations générales

Langues

  • Français Seuil

Qui sommes-nous ?

Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.

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À propos de l'offre

  • Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

  • Vacant
  • Chercheuse / Chercheur

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