H/F contrat doctoral "Gestion multirisques en forêt: approche franco-japonaise"

Référence : UMR8212-OLIEVR-004

  • Fonction publique : Fonction publique de l'État
  • Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  • Localisation : 91191 ST AUBIN (France)
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Date limite de candidature : 13/06/2026

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  • Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
  • Nature du contrat

    CDD de 3 ans

  • Expérience souhaitée Non renseigné
  • Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
  • Catégorie Catégorie A (cadre)
  • Management Non renseigné
  • Télétravail possible Non renseigné

Vos missions en quelques mots

Sujet de thèse :
Le Japon, dont le territoire est en grande partie recouvert de forêts, est un pays exposé à de nombreux aléas différents. Malgré son climat continental humide, il connaît chaque année des épisodes de feux de forêt. L’année 2025 a été particulièrement marquante à cet égard, en raison de la survenue d’un incendie qui a affecté plus de 3 000 hectares dans le nord du pays, ce qui fait de lui le feu le plus vaste enregistré au Japon depuis les années 1960. Bien que les feux de forêt ne soient généralement pas aussi étendus dans l’archipel que ceux qui surviennent chaque été en France, leur évolution au cours du temps semble suivre les mêmes dynamiques. Les incendies ne constituent pas les seuls aléas touchant les forêts. En effet, les aléas hydro-gravitaires sont également très présents. Les forêts japonaises sont des forêts de montagnes, traversées par de petits cours d’eau temporaires dans lesquels les écoulements se produisent surtout lors de crues éclair. Pour contrôler les aléas hydro-gravitaires, de nombreuses actions de gestion structurelles, comme les ouvrages appelés « sabo », sont mises en place. En France, ces problématiques sont également présentes, et gérées par les actions de la RTM (Restauration des Terrains en Montagne). Cette superposition d’aléas sur un même territoire renvoie à la notion de multi-aléas. En effet, en interagissant entre eux les aléas peuvent en générer de nouveaux ou en en intensifier d’autres, déjà existants. Lorsque ceux-ci atteignent des enjeux, ils peuvent alors se transformer en risque.
De ce fait, le Japon a mis en place de nombreuses mesures de gestion non-structurelles pour limiter la survenue de risques. Sur l’archipel, la formation et la prévention de ces derniers se fait principalement durant l’enfance. En France, cette prévention est moins systématique au niveau national et dépend davantage d’actions de sensibilisation au niveau local.
Malgré la mise en place de nombreuses mesures de gestion, le réchauffement climatique en cours pourrait augmenter divers aléas : feux de forêt, précipitations intenses, et donc aléas hydro-gravitaires, que ce soit au Japon ou en France. D’autres évolutions, notamment démographiques et territoriales, peuvent aussi accroître les risques associés. Par ailleurs, en cas d’évolution des risques, la prévention et la gestion de ceux-ci pourraient présenter des limites quant à l’actualisation des connaissances, les rendant ainsi obsolètes. Enfin, dans le cas du Japon, le faible croisement des données sur les risques limite la prise en compte des dynamiques multirisques et de leurs interactions potentielles.
Dans ce contexte, le but de la thèse sera de comprendre comment les multi-aléas en forêt se combinent et génèrent des risques dans le contexte des changements environnementaux et sociétaux actuels, et comment leur gestion peut-elle être complétée par une approche multirisque au travers de l’exemple du Japon et
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Profil recherché

Contraintes et risques :
Le projet doctoral supposera des séjours prolongés au Japon et du travail en forêt.
* Le candidat devra maîtriser parfaitement le français et le japonais. Un diplôme en langue japonaise est requis.
* Le candidat devra avoir une formation en géographie ou en sciences de l'environnement.
* Maîtrise des systèmes d'information géographique et de l'analyse des données environnementales.
* Une expérience dans la conduite d'entretiens avec les parties prenantes constituera un atout.
* Une première expérience de recherche au Japon constituera un atout.
* Une bonne maîtrise de l'anglais est également requise.

Niveau d'études minimum requis

  • Niveau Niveau 7 Master/diplômes équivalents
  • Spécialisation Formations générales

Langues

  • Français Seuil

Qui sommes-nous ?

Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.

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À propos de l'offre

  • Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

  • Vacant
  • Chercheuse / Chercheur

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