Post-doc (H/F) sur les processus nivo-météorologiques à l'origine de l’évolution de l'activité avalanch
Référence : UMR3589-PASHAG-006
- Fonction publique : Fonction publique de l'État
- Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
- Localisation : 38400 ST MARTIN D HERES (France)
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- Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
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Nature du contrat
CDD d'1 an
- Expérience souhaitée Non renseigné
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Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels entre 3470,33 et 4252,98 brut mensuel selon expérience € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
- Catégorie Catégorie A (cadre)
- Management Non renseigné
- Télétravail possible Non renseigné
Vos missions en quelques mots
Missions :
Le rapport spécial du GIEC sur les océans et la cryosphère (IPCC, 2019) indique que « les risques [dont les avalanches] en montagne devraient se produire à l'avenir à de nouveaux endroits et à de nouvelles saisons ». Les travaux récents menés au CNRM/CEN et à l'Inrae ont permis de quantifier l'évolution de l'activité avalancheuse naturelle avec le changement climatique dans une vallée alpine exemplaire, la Haute-Maurienne (Doussot et al., 2026). En combinant un modèle d'apprentissage statistique entraîné sur l'Enquête Permanente sur les Avalanches (EPA) et des simulations nivo-météorologiques (réanalyse SAFRAN/S2M, projections climatiques ADAMONT), cette étude montre une diminution du nombre annuel d'avalanches d'environ 9 % par décennie entre 1958 et 2023, et une poursuite de cette baisse au 21e siècle (environ 5 % et 9 % par décennie selon les scénarios RCP4.5 et RCP8.5), principalement portée par un fort recul de l'activité avalancheuse de printemps, tandis que les grands cycles avalancheux (niveau de retour 30 ans) diminuent à un rythme plus modéré.
Ces tendances sont désormais quantifiées, mais les processus physiques qui les expliquent restent à établir. L'objectif de ce poste est d'identifier et de hiérarchiser les mécanismes nivo-météorologiques à l'origine de la diminution de l'activité avalancheuse. Plusieurs hypothèses, non exclusives, sont à explorer : le raccourcissement de la durée d'enneigement et la diminution de la hauteur de neige, qui réduisent la fenêtre temporelle et le volume mobilisable ; la diminution de la fréquence et de l'intensité des chutes de neige, notamment des cumuls extrêmes, principal facteur de déclenchement ; le décalage précoce de l'humidification du manteau neigeux, qui déplace l'activité de neige humide du printemps vers le cœur de l'hiver avant de la faire disparaître ; l'évolution des croûtes de regel et des cycles de regel nocturne, qui stabilisent temporairement le manteau ; et l'évolution des couches fragiles persistantes liée aux changements de métamorphisme (gradients de température, épisodes de pluie sur neige). Il s'agira de passer d'un constat de tendance à une attribution quantitative de ses causes, en distinguant les avalanches de neige sèche et de neige humide, et en caractérisant la dépendance de ces mécanismes à l'altitude et à l'exposition.
Un second objectif est d'étendre ces tendances, jusqu'ici établies à l'échelle d'une vallée, à de grands domaines spatiaux tels que les Alpes du Nord et les Alpes du Sud, dont les régimes nivo-climatiques contrastés (influence méditerranéenne, retours d'est, gradients d'altitude) sont susceptibles de moduler l'amplitude et la saisonnalité des tendances. Cette extension pose la question de la transférabilité du modèle d'impact vers des massifs où les observations avalancheuses sont plus rares ou moins homogènes. Le domaine spatial visé est constitué des Alpes françaises, en partant du cas bien
Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...
Profil recherché
Competences :
- expérience en simulation numérique du climat et/ou du manteau neigeux, notamment en zones de montagne
- connaissance de la physique de la neige (métamorphisme, humidification, stabilité)
- connaissance d'outils statistiques, notamment méthodes d'interprétabilité de modèles d'apprentissage et évènements rares
- capacité à implémenter un modèle dans un langage informatique
- appétence pour l'étude de la cryosphère et du climat
- capacité de synthèse
Contraintes et risques :
Ce poste n'est pas compatible avec 100% de télétravail.
Niveau d'études minimum requis
- Niveau Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
- Spécialisation Formations générales
Langues
- Français Seuil
Qui sommes-nous ?
Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.
Depuis plus de 80 ans, le CNRS développe des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait du CNRS un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde.
Le partenariat qui lie le CNRS avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
À propos de l'offre
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Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
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Vacant
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Chercheuse / Chercheur