Protection contre la corrosion des métaux cuivreux du patrimoine (H/F)

Référence : UMR3685-DELNEF-002

  • Fonction publique : Fonction publique de l'État
  • Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  • Localisation : 91190 GIF SUR YVETTE (France)
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Date limite de candidature : 02/10/2026

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  • Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
  • Nature du contrat

    CDD d'1 an

  • Expérience souhaitée Non renseigné
  • Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels 3123 € bruts mensuels € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
  • Catégorie Catégorie A (cadre)
  • Management Non renseigné
  • Télétravail possible Non renseigné

Vos missions en quelques mots

Missions :
La protection des métaux cuivreux du patrimoine nécessite de prendre en compte la présence d’une couche de produits de corrosion (CPC) faisant partie intégrante de l’objet. Les traitements de protection contre la corrosion doivent donc être appliqués à la couche et protéger le système métal/CPC. L’objectif de ce projet est de développer un traitement de protection innovant basé sur le procédé sol-gel dopé en inhibiteur, non toxique et adapté à ces objets. Ce projet interdisciplinaire a un double objectif : comprendre les mécanismes de l’inhibition sur des CPC et transposer les formulations et protocoles développés en laboratoire au terrain d’application en atelier ou en extérieur. Il repose sur un partenariat interdisciplinaire de 5 entités, comprenant des laboratoires de la physicochimie et des ateliers de restauration et poursuivra une méthodologie basée sur trois axes de travail, mettant en œuvre des échantillons synthétiques, des coupons corrodés historiques ainsi que des objets corrodés du patrimoine. L’axe 1 vise à établir en laboratoire une méthode d’évaluation du mécanisme de protection des traitements ciblés en se basant sur l’utilisation innovante de cellules électrochimiques couplées à d’une part la spectroscopie Raman pour caractériser l’évolution de la CPC traitée et d’autre part à l’AESEC (Atomic Emission SpectroElectroChemistry) pour analyser les espèces relarguées en solution. L’axe 2 vise à établir à partir des protocoles de synthèse et d’application compatibles avec les contraintes de terrain en atelier et sur site en extérieur. Enfin dans le dernier axe un protocole de suivi de l’évolution de la protection grâce à des mesures physicochimiques et électrochimiques sera développé et mis en œuvre sur site sur une œuvre traitée.
L’un des objectifs de ce projet est donc de développer une approche innovante pour étudier les mécanismes de l’inhibition d’un traitement de protection. Dans ce projet, le traitement s’appuiera sur une série de formulations sol-gel dopées en acide carboxylique, non toxique et actuellement en cours de développement au NIMBE. Cependant, la méthode développée a un caractère universel et vise donc à être utilisable pour toute étude du mécanisme d’inhibition d’un traitement appliqué aux métaux du patrimoine.
Le second objectif est d’adapter la formulation et l’application de tels traitements sol-gel innovants, afin de permettre aux métiers de la conservation de préparer de manière optimale cette solution en atelier ou sur site et de l’appliquer facilement sur des objets pouvant être volumineux et à la morphologie complexe. Une attention particulière sera portée aux normes de toxicité et aux EPI nécessaires.

Activités :
Pour atteindre ces objectifs, ce projet repose sur le développement de trois axes de recherche complémentaires. Le premier axe s’intéresse à l’étude des mécanismes de l’inhibition par des méthodes électrochimiques -en présence de ce
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Profil recherché

Competences :
La personne recrutée devra avoir de solides compétences en électrochimie et en science des matériaux de manière générale. Une spécialisation dans le domaine des métaux et de la corrosion serait également très appréciée. Le/la candidat/e devra également avoir une expérience dans la mise en place et la réalisation de dispositifs expérimentaux, et avoir si possible une expérience dans la mise en œuvre de caractérisation in-situ particulièrement sur les dispositifs visés dans ce projet (spectroscopie Raman, AESEC). Enfin une appétence pour les thématiques de la conservation des matériaux du patrimoine sera grandement appréciée.
Contraintes et risques :
L’innovation méthodologique de ce projet se situe sur trois plans :
– l’utilisation d’échantillons métalliques corrodés en milieux synthétiques et naturels (couche artificielle et couche historique) pour travailler sur des échantillons représentatifs,
– la mise au point d’une cellule électrochimique facile d’utilisation, afin de permettre de tester l’échantillon avant traitement, d’appliquer le traitement hors de la cellule puis de remettre le même échantillon dans la cellule pour comparer la réactivité du système avant et après traitement,
– la mise en place de protocoles d’analyses adaptés à l’observation de l’évolution de la surface traitée, en laboratoire et sur site, avant et après traitement sans endommager le système lors de mesures électrochimiques (choix des gammes de potentiel/courant, des solutions d’étude, etc.).
Fort de la complémentarité des équipes du consortium, les résultats techniques et scientifiques attendus sont nombreux et de plusieurs ordres :
– identification du mécanisme de l’inhibition de la corrosion des métaux cuivreux corrodés lors de l’application du traitement sol-gel dopé en acide carboxylique (modification des cinétiques réactionnelles anodiques et/ou cathodiques par la précipitation et/ou l’adsorption de l’acide carboxylique en surface de la couche, etc.),
– élaboration d’un traitement sol-gel adapté aux conditions d’usage de terrain, dont la formulation et son application respectent les normes en vigueur (réglementation REACH et normes QHSE). Celui-ci sera optimisé selon les critères de réactivité et d’application sur des objets y compris dans le cas où ils sont volumineux et à la morphologie complexe,
– Développement d’une méthodologie générique pour le suivi de la corrosion par couplage de techniques physicochimiques et d’une cellule électrochimique utilisable sur le terrain.

Niveau d'études minimum requis

  • Niveau Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
  • Spécialisation Formations générales

Langues

  • Français Seuil

Qui sommes-nous ?

Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.

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À propos de l'offre

  • Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

  • Vacant
  • Chercheuse / Chercheur

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