Thèse : Développement de matrices extracellulaires modèles à partir d’ADN (H/F).

Référence : UMR5221-REMMER-005

  • Fonction publique : Fonction publique de l'État
  • Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  • Localisation : 34095 MONTPELLIER (France)
Postuler sur le site employeur

Date limite de candidature : 10/06/2026

Partager la page

Veuillez pour partager sur Facebook, Twitter et LinkedIn.

  • Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
  • Nature du contrat

    CDD de 3 ans

  • Expérience souhaitée Non renseigné
  • Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
  • Catégorie Catégorie A (cadre)
  • Management Non renseigné
  • Télétravail possible Non renseigné

Vos missions en quelques mots

Sujet de thèse :
L’ostéosarcome, tumeur osseuse maligne primitive la plus fréquente chez les enfants et jeunes adultes, se caractérise, comme de nombreuses autres pathologies (inflammation, fibrose), par une dérégulation de la matrice extracellulaire (MEC), dont les signaux mécaniques influencent directement le comportement cellulaire (prolifération, migration, différenciation) et jouent un rôle clé dans la progression tumorale. Les cellules cancéreuses invasives doivent s’adapter à un environnement mécanique hétérogène pour former des métastases (principale cause de mortalité). Des données préliminaires révèlent une différence fondamentale entre cellules invasives et non invasives dans leur capacité à percevoir et migrer sur des substrats viscoélastiques, suggérant un lien entre viscoélasticité de la MEC et potentiel métastatique. Pourtant, la plupart des études utilisent des hydrogels élastiques linéaires, négligeant cette propriété majeure des tissus biologiques, alors que des travaux récents montrent son impact fort sur le comportement cellulaire, y compris dans le cancer. Par ailleurs, mesurer les forces cellulaires dans des milieux viscoélastiques, où la déformation combine composantes élastiques et visqueuses, reste un défi.
Nos travaux préliminaires ont démontré la possibilité de préparer des hydrogels d’ADN mécano fluorescent d’une part, et de viscoélasticité contrôlée d’autre part. [1,2] Nous avons également mis au point des méthodes de protection des gels contre la dégradation cellulaire et de fonctionnalisation pour l’ancrage cellulaire.
L’objectif principal de cette thèse est donc de développer une matrice extracellulaire modèle à base d’ADN permettant de mimer les propriétés mécaniques (raideur, viscoélasticité) de la MEC saine et tumorale, de varier les caractéristiques biochimiques de l’environnement cellulaire (structure et densité de ligands), et de décrypter l’impact de la viscoélasticité sur les voies de mécanotransduction (YAP, MRTF) et sur l’invasion cellulaire.
[1] P. Le Bourdonnec, C. Ferkous, L. Comunale, L. Cipelletti, R. Merindol, Adv. Mat. 2026, e16741.
[2] R. Merindol, G. Delechiave, L. Heinen, L. H. Catalani, A. Walther, Nat. Commun. 2019, 10, 528.
Contexte :
La thèse se déroulera au sein de deux laboratoires montpelliérains : l’équipe Matière molle du Laboratoire Charles Coulomb (L2C), dédiée à la synthèse et à la caractérisation des hydrogels à base d’ADN, et l’équipe Signalisation tumorale du Centre de Recherche en Biologie Cellulaire de Montpellier (CRBM), où sera étudié le comportement cellulaire sur ces matériaux. Le doctorant ou la doctorante évoluera dans un cadre collaboratif, en interaction étroite avec une autre doctorante développant des hydrogels mécanofluorescents, dans le cadre d’un projet commun financé par l’ANR entre les deux laboratoires.

Profil recherché

Contraintes et risques :
Travail en laboratoire de physico-chimie et de biologie cellulaire. Le respect des protocoles de sécurité est indispensables pour prévenir les accidents et garantir la protection de l’opérateur et de l’environnement.

Niveau d'études minimum requis

  • Niveau Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
  • Spécialisation Formations générales

Langues

  • Français Seuil

Qui sommes-nous ?

Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.

En savoir plus sur l'employeur

À propos de l'offre

  • Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

  • Vacant
  • Chercheuse / Chercheur

Des offres d'emplois recommandées pour vous