Thèse en géosciences sur les magmas du système solaire H/F

Référence : UMR7327-MARROU0-076

  • Fonction publique : Fonction publique de l'État
  • Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  • Localisation : 45071 ORLEANS (France)
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Date limite de candidature : 08/04/2026

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  • Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
  • Nature du contrat

    CDD de 3 ans

  • Expérience souhaitée Non renseigné
  • Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
  • Catégorie Catégorie A (cadre)
  • Management Non renseigné
  • Télétravail possible Non renseigné

Vos missions en quelques mots

Sujet de thèse :
Au CNRS, à l'ISTO : thèse sur la spéciation et la solubilité des constituants azote, carbone et soufre dans les magmas primordiaux impliqués dans la formation planétaire.

Des épisodes magmatiques multiples sont au cœur de de la formation des corps planétaires et leur dégazage, formant les premières enveloppes atmosphériques, est sujet d’un débat scientifique de premier plan. En exemple de ce magmatisme primordial, citons les
roches magmatiques les plus anciennes, les angrites, et des fragments de silicates vitreux encapsulés dans les chondrites, les chondres,
tous datant du début du système solaire (4,5 milliards d’années). Nous devons également mentionner les nombreuses observations
d’exoplanètes chaudes, proches de leur étoile, dont les températures d’équilibres excèdent le point de fusion des roches.
Les observations cosmochimiques et astrophysiques sur ces magmas extraterrestres convergent vers un magmatisme atypique par
rapport à celui qui prévaut aujourd’hui sur Terre : Les conditions redox sont ultra-réduites pointant donc vers l’absence totale d’oxygène
libre dans ces milieux et, ces systèmes semblent être exposés à de très fortes pressions d’hydrogène (H2). Sous ce régime exotique, nos
connaissances sur le comportement d’éléments clefs dans le dégazage magmatique (H-C-N-S) sont inadéquates, en raison de maigres
fondations empiriques et théoriques. Par exemple, nous ne savons pas s’il est possible de former des constituants H2S, NH3 et CH4 dans
des silicates fondus, alors que les implications sur la chimie des atmosphères dégazées seraient transformantes pour la communauté
scientifique.
Ce sujet de thèse vise à combler ce vide de connaissances fondamentales en combinant des approches expérimentales et analytiques de
pointes.
Contexte :
Ce projet de doctorat sera conduit dans le réseau européen GEAOSTRONOMY qui implique 40 chercheurs en Europe. 8 doctorants et 8
postdoctorants travaillent dans ce projet. des réunions de travail ont lieu deux fois par an avec ce réseau.

Nous exploiterons la plateforme expérimentale de l’ISTO, qui permet de synthétiser en laboratoire des magmas exposés à ces
conditions exotiques (haute température, haute pression, forte fugacité d’hydrogène, fH2, et faible fO2).
Nous exploiterons aussi les développements de LADYBIRD (PI Rémi Champallier, IR à l’ISTO, impliquant des ingénieurs de l’ICMN et du CEMHTI), qui ciblent un système expérimental transformant en matière de températures jamais atteintes sous pression de gaz.
Nous exploiterons également la grande expertise du CEMHTI (Pierre Florian, spécialiste en spectrométrie RMN) pour caractériser les spéciations des gaz dissouts dans les verres silicatés ainsi formés.
Enfin, nous collaborerons avec l’IPG-Paris (Jabrane Labidi, Chargé de recherche) et le CRPG-Nancy (Laurette Piani, Chargé de recherche) afin de quantifier les concentrations élémentaires et les signatures isotopiques en H, N, C,
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Profil recherché

Contraintes et risques :
Missions en France et à l'étranger.

Niveau d'études minimum requis

  • Niveau Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
  • Spécialisation Formations générales

Langues

  • Français Seuil

Qui sommes-nous ?

Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.

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À propos de l'offre

  • Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

  • Vacant
  • Chercheuse / Chercheur

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