Thèse interdisciplinaire évolution et physique statistique H/F
Référence : UMR5588-VIVLEC-003
- Fonction publique : Fonction publique de l'État
- Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
- Localisation : 38402 ST MARTIN D HERES (France)
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- Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
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Nature du contrat
CDD de 3 ans
- Expérience souhaitée Non renseigné
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Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
- Catégorie Catégorie A (cadre)
- Management Non renseigné
- Télétravail possible Non renseigné
Vos missions en quelques mots
Sujet de thèse :
Ce projet de thèse se situe à l’interface entre probabilités, physique statistique et biologie de l’évolution. Elle vise à comprendre comment des populations finies changent de régime sous l’effet joint des paysages de mutations et de sélection, en s’appuyant sur les modèles de Moran et sur les outils modernes de la théorie des grandes déviations.
Les modèles de Moran constituent un cadre minimal mais puissant pour étudier fixation, coexistence, diversité génétique et effets de taille finie. En physique statistique, des questions analogues apparaissent dans l’étude des événements rares, caractérisés par des fluctuations atypiques ou des transitions brusques. Le projet repose sur une idée centrale : les algorithmes de dynamique de population utilisés pour simuler les grandes déviations possèdent une structure proche de modèles évolutifs avec mutation et sélection. Cette proximité sera exploitée dans les deux sens.
Le/la doctorant·e étudiera d’abord des modèles simples, où l’on peut comparer explicitement la dynamique non linéaire d’une population avec un problème spectral linéaire issu de la théorie des grandes déviations. Son analyse portera sur les valeurs et vecteurs propres, les fonctions de taux et les transformées de Doob associées, avec des éléments de simulation numérique. Une question centrale sera d’identifier quand la variation d’un paramètre — par exemple le rapport mutation/sélection — provoque un changement brutal de la distribution des traits, analogue à une transition de phase.
Le projet sera ensuite étendu à des situations plus riches : traits multiples, graphes de communautés, hétérogénéités, voire à des populations dont la taille totale n’est plus conservée. L’objectif est d'identifier des critères généraux reliant paysages de mutation, paysages de sélection, diversité observée et propriétés généalogiques.
La forte interdisciplinarité du sujet est constitutive du projet : les probabilités fournissent le cadre rigoureux, la physique statistique apporte les outils de grandes déviations (pour les fluctuations rares et les transitions de phase), et enfin la biologie de l’évolution donne le cadre des questions et des phénomènes à expliquer. La thèse produira à la fois des résultats théoriques sur les modèles de Moran, de nouveaux outils algorithmiques pour les grandes déviations, et des pistes pour mieux comprendre l’émergence de la diversité dans les populations évolutives.
Compétences attendues : méthodes analytiques en physique statistique hors d'équilibre, chaînes de Markov, diffusions, modèles éco-évolutionnaires, approche quantitative des systèmes vivants.
Contexte :
Co-encadrement avec Charline Smadi (Institut Fourier et INRAE, université Grenoble Alpes).
Thèse interdisciplinaire entre physique théorique, mathématiques (probabilités) et modèles évolutionnaires.
Financement MITI 80Prime (resp. : Charline Smadi).
Collaborations : Sara Dal Cengio (MIT /
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Profil recherché
Contraintes et risques :
Néant.
Niveau d'études minimum requis
- Niveau Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
- Spécialisation Formations générales
Langues
- Français Seuil
Qui sommes-nous ?
Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.
Depuis plus de 80 ans, le CNRS développe des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait du CNRS un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde.
Le partenariat qui lie le CNRS avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
À propos de l'offre
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Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
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Vacant
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Chercheuse / Chercheur