Contrat doctoral Fronts d'invasion complexes en écologie (H/F)

Référence : UMR5208-LEOGIR-001

  • Fonction publique : Fonction publique de l'État
  • Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  • Localisation : 69622 VILLEURBANNE (France)
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Date limite de candidature : 04/07/2026

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  • Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
  • Nature du contrat

    CDD de 3 ans

  • Expérience souhaitée Non renseigné
  • Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels La rémunération est de 2300,00 € brut mensuel € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
  • Catégorie Catégorie A (cadre)
  • Management Non renseigné
  • Télétravail possible Non renseigné

Vos missions en quelques mots

Sujet de thèse :
L’offre porte sur une thèse de mathématiques appliquées à l’écologie et de modélisation mathématique pour l’écologie. Il s’agira d’une thèse interdisciplinaire dans laquelle les mathématiques seront confrontées à des données expérimentales, et enrichies par cette confrontation. L’objectif est de former un scientifique avec un solide bagage en analyse des équations aux dérivées partielles et avec une capacité à répondre aux besoins des écologues en terme de modélisation et d’analyse de modèles.
Les trois tâches de la thèse sont reliées de manière transversale par le constat partagé que des méthodes mathématiques nouvelles sont requises pour analyser les modèles décrivant les écosystèmes qui intéressent actuellement l’écologie. Les perturbations des environnements naturels d’origine anthropique (dérèglement climatique, effondrement de la biodiversité) entraînent des modifications en chaîne de la composition et de la configuration des écosystèmes. Les arrivées, départs, extinctions et évolutions d’espèces sont des processus interconnectés que l’écologie souhaite désormais comprendre à travers le prisme de ces interconnexions, et non plus malgré ces interconnexions.
Les invasions d’organismes nuisibles en agriculture, les recolonisations par des systèmes symbiotiques comme les plantes et leurs communautés de microbes ou de champignons mycorhiziens, les expansions d’aire de répartition d’espèces structurées génétiquement sont des problèmes de plus en plus incontournables, que ce soit pour comprendre les conséquences des dérégulations environnementales ou pour penser des contre-mesures. Incarnés dans des problèmes précis issus de travaux antérieurs des membres du projet, ces problèmes de fronts d’invasion constituent les trois tâches de la thèse. Sur le long terme, il sera ensuite possible de combiner les trois tâches pour une approche large de problèmes de biocontrôle en agroécologie, utilisant mutualismes microbiens ou mycorhiziens des plantes et ennemis naturels des ravageurs bien compris génétiquement.
La modélisation mathématique déterministe de ces fronts d’invasion donne lieu à des systèmes complexes de type réaction-diffusion. La complexité se manifeste en particulier par l’absence de principe de comparaison (principe selon lequel deux solutions du système initialement ordonnées le resteront perpétuellement). Ce principe est un outil clé de la théorie classique des équations de réaction-diffusion, permettant de décrire les propriétés de persistance, extinction et propagation de leurs solutions. En son absence, des phénomènes nouveaux et encore incomplètement compris peuvent émerger. Les exemples les plus célèbres sont les instabilités de Turing pour des systèmes activateur-inhibiteur et les cycles périodiques pour des systèmes proie-prédateur. En outre, les systèmes d’équations de réaction-diffusion produisent une grande variété de fronts de propagation au comportement complexe
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Profil recherché

Contraintes et risques :

Niveau d'études minimum requis

  • Niveau Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
  • Spécialisation Formations générales

Langues

  • Français Seuil

Qui sommes-nous ?

Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.

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À propos de l'offre

  • Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

  • Vacant
  • Chercheuse / Chercheur

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