Ingénieur-e en analyse des coûts et bénéfices de l’irrigation & dialogue sciences-société
Référence : INRAE-OT-30724
- Fonction publique : Fonction publique de l'État
- Employeur : Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'Alimentation et l'Environnement (INRAE)
- Localisation : Hérault
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- Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
- Nature du contrat Non renseigné
- Expérience souhaitée Non renseigné
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Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels Non renseignée Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
- Catégorie Catégorie A (cadre)
- Management Non renseigné
- Télétravail possible Non renseigné
Vos missions en quelques mots
Vous serez accueilli(e) au sein de l’unité mixte de recherche INRAE Innovation, située à Montpellier (Hérault) et appartenant au centre INRAE Occitanie-Montpellier. Le projet scientifique de l’UMR Innovation vise à produire des connaissances et contribuer aux débats scientifiques et sociétaux sur les processus d’innovation qui participent aux transformations et transitions des systèmes agricoles et alimentaires. Vos travaux s’inscriront dans le collectif d’agronomes et d’économistes ACTINA (Action pour Innover et transformer les systèmes techniques agricoles).
Ce poste s'insère dans le projet « Dialogue science-société autour des coûts et bénéfices de l'irrigation ». Ce projet réunit l'UMR Innovation (coordination scientifique), l'UMR G-Eau, la Chaire EACC, et impliquera des échanges avec l'Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II (Maroc), l'INRGREF (Tunisie) et le CIRAD.
Dans l'agriculture méditerranéenne, l'irrigation s'est fortement développée avec l’aide des fonds publics. En Languedoc-Roussillon, plus de 22 000 ha de vigne ont été équipés entre 2010 et 2020, portant la part de vigne irriguée de 9 % à 20 %. Les coûts et bénéfices de l'irrigation viticole y sont étudiés en parallèle par la recherche publique (économie, hydrologie, agronomie) et par les acteurs opérationnels (chambre d'agriculture, sociétés gestionnaires de réseaux BRL et SCP). Leurs résultats sont parfois difficiles à concilier.
L'objectif du projet est de mettre en dialogue ces deux mondes pour comprendre ces divergences et produire, idéalement, un récit partagé sur les mécanismes économiques de l'irrigation : une lecture robuste méthodologiquement et mobilisable par les gestionnaires et décideurs publics, notamment dans les réflexions sur de futurs projets d'extension de réseaux. Le terrain principal est le vignoble languedocien. Une mise en perspective est prévue avec deux terrains au sud de la Méditerranée : la pomiculture de la plaine de Sefrou (Maroc) et les agrumes du Cap Bon (Tunisie).
La mission globale proposée ici est scientifique. Elle consiste à approfondir l'analyse des coûts et bénéfices économiques de l'irrigation et à animer un dialogue entre la recherche et les parties prenantes de l'irrigation (agriculture, gestionnaires, maîtrise d'ouvrage), en croisant données, méthodes et expertises (économétrie, agronomie, hydrologie).
Les missions spécifiques qui vous seront confiées, et qui seront susceptibles d'évoluer, sont :
- Approfondir l'analyse économétrique des impacts de l'irrigation sur le vignoble languedocien, dans la continuité de la thèse de Juliette Le Gallo (2026) : mobilisation des bases administratives existantes (recensement agricole, casier viticole informatisé, bénéfices agricoles) et de nouvelles bases via le CASD ; analyse des décalages temporels entre l'accès à l'irrigation et le retour sur investissement ; analyses ciblées sur les périmètres gérés par BRL ou SCP et sur une typologie d'exploitations approfondie (ex. segments de marché).
- Conduire des entretiens avec les parties prenantes dès le démarrage du projet (BRL, SCP, chambre régionale d'agriculture d'Occitanie, collectivités, régions et ministère) afin d'inventorier les études internes sur le développement de l'irrigation (avant et après projets) et de recenser les données disponibles et leurs usages. Ce travail contribuera aussi à la réflexion sur les données d'usages de l'eau agricole engagée au sein de la Chaire EACC.
- Comparer les évaluations de la recherche et des parties prenantes pour identifier les sources de convergence et de divergence : échelles d'analyse et représentativité (données de panel contre cas-types des diagnostics agraires), cadrage temporel, mesure des coûts et des bénéfices.
- Animer le dialogue avec les parties prenantes en fil rouge du projet : cadrage initial avec les membres de la Chaire EACC, points d'étape pour discuter et ajuster les analyses, séminaire de restitution finale avec des livrables dont le format sera co-construit.
- Assurer la mise en perspective Nord / Sud : préparation et réalisation de deux missions de terrain (Maroc et Tunisie) pour rencontrer chercheurs et acteurs de l'irrigation, et contribution à l'organisation d'un atelier multi-sites réunissant plusieurs terrains irrigués méditerranéens.
- Rédiger et valoriser les résultats : article scientifique, note de diffusion des résultats (consolidant la note co-produite avec la Chaire EACC en juin 2026), synthèse du dialogue recherche-acteurs, compte-rendu et poster de restitution pour le centre ICIREWARD. Une valorisation vers un public plus large (ex. podcast) pourra être envisagée.
Sur le plan scientifique, la question au cœur du poste sera celle des mécanismes qui permettent à l'irrigation de générer de la valeur, pour qui et sous quelles conditions, et de la façon dont un dialogue avec les acteurs peut enrichir ou contredire les résultats d'une analyse économétrique.
Dans ces missions vous serez appuyé·e par la porteuse du projet (UMR Innovation) et par les chercheurs de l'UMR G-Eau (agronomie et économie des systèmes irrigués). Vous serez également amené·e à interagir avec les membres de la Chaire EACC et les partenaires au Maroc et en Tunisie (IAV Hassan II, INRGREF, CIRAD).
Des déplacements réguliers sont à prévoir auprès des parties prenantes de l'irrigation en Occitanie, ainsi qu’une ou deux missions de terrain au Maroc et en Tunisie.
Profil recherché
- Formation recommandée : économiste, master en économie agricole, de l'environnement ou des ressources en eau
- Intérêt pour le dialogue science-société et le travail à l'interface entre recherche et acteurs opérationnels
- Connaissances et compétences recherchées : économétrie appliquée, traitement de bases de données administratives, conduite d'entretiens et animation de réunions. Connaissances dans les domaines de l'irrigation, de la gestion de l'eau et du secteur viticole. Une expérience du CASD et une connaissance des contextes agricoles du sud de la Méditerranée sont un plus.
- Aptitudes recherchées : capacité d'interaction avec des interlocuteurs variés (chercheurs, gestionnaires, agriculteurs, institutions), capacité à animer une réunion, autonomie, capacité d'organisation, rigueur, curiosité, adaptabilité à l'évolution du projet, bonne aptitude au travail en équipe
Niveau d'études minimum requis
- Niveau Niveau 7 Master/diplômes équivalents
Qui sommes-nous ?
NOTRE AMBITION : AGIR POUR LA VIE, L’HUMAIN, LA TERRE
Premier organisme de recherche spécialisé au monde en agriculture, alimentation et environnement, INRAE est né le 1er janvier 2020 de de la fusion entre l’INRA et IRSTEA. Nous sommes une communauté de travail de 12 000 personnes, avec plus de 200 unités de recherche et une quarantaine d’unités expérimentales implantées dans 18 centres sur toute la France.
Notre Mission ?
Face à l’augmentation de la population, au changement climatique, à la raréfaction des ressources et au déclin de la biodiversité, INRAE construit des solutions pour des agricultures multi-performantes, une alimentation de qualité et une gestion durable des ressources.
Pour répondre à ces grands enjeux mondiaux, nous avons besoin de renfort dans nos équipes. Des métiers de la recherche aux métiers de l’appui, l’INRAE recrute à tout niveau de diplôme (du CAP/BEP à Bac+8) !
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À propos de l'offre
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Vacant à partir du 01/12/2026
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Experte / Expert en production, traitement et analyse de données