Ingénieur.e de recherche : modélisation des dynamiques transitoires des systèmes socio-écologiques
Référence : 2026-2325542
- Fonction publique : Fonction publique de l'État
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Employeur :
INRAE Centre Clermont - Auvergne-Rhône-Alpes
L'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE) est un établissement public de recherche rassemblant une communauté de travail de 12 000 personnes. - Localisation : 63170 Aubière
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- Nature de l’emploi Emploi ouvert aux titulaires et aux contractuels
- Expérience souhaitée Débutant
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Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels 33 789,84 € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
- Catégorie Catégorie A+ (Encadrement supérieur - Emplois de direction)
- Management Non renseigné
- Télétravail possible Non renseigné
Vos missions en quelques mots
Les transitions d’un système dynamique sont classiquement définies en physique comme le passage d’un état à un autre et peuvent être caractérisées par les propriétés de la dynamique du système (bassin d’attraction, valeurs propres, ...). Cependant, l’analyse des transitions dans les systèmes socio-écologiques reste difficile car les outils classiques utilisés en physique ne peuvent souvent pas être appliqués. Tout d’abord, dans le cas des modèles à base d’agents (ABM), l’analyse des transitions n’est possible que lorsqu’une approximation comme le champ moyen permet de réaliser l’analyse. En effet, traiter des modèles à haute dimension reste un défi pour évaluer la dynamique des transitions. De plus, la présence de points de bascule dans les modèles hybrides donne lieu à des trajectoires inattendues qui peuvent être difficiles à analyser en raison :
des formalismes hybrides (ABM couplés à des EDO) ;
des interactions complexes au sein des systèmes socio-écologiques ;
de la présence d’instabilités (points de bascule).
La majorité des travaux issus de la littérature utilisent des approches d’optimisation. Cependant, certains systèmes socio-écologiques peuvent être mal définis, avec de nombreuses incertitudes concernant leurs paramètres et leurs variables associées. Ainsi, au lieu de viser un état ou une trajectoire optimale, il paraît préférable de gérer les systèmes socio-écologiques de façon à ce qu’il reste dans une gamme d’états désirables pour les parties prenantes du système socio-écologique. C’est l’objectif de la théorie de la viabilité. Nos analyses se baseront donc sur des travaux récents issues de la théorie de la viabilité, dans lesquels différents ensembles de gestion, correspondant à des niveaux de désirabilité différents pour les parties prenantes du système socio-écologique, sont définis en fonction des propriétés du système socio-écologique contrôlé (autrement dit sur lesquels sont opérés des actions visant à le maintenir dans un état désirable).
Une des originalités de l'approche menée par l’Unité (Mathias et al., 2015 et Deffuant & Gilbert, 2011) réside dans la définition de régimes à partir de la durabilité de différents niveaux de désirabilité et des ensembles d’états garantissant au système de rester dans un état désirable (encore appelé noyaux de viabilité). Des travaux antérieurs ont considéré un seul ensemble de désirabilité et au plus deux niveaux de contrôle (l'un étant l'absence d'action). La principale contribution de MATRES repose sur l'ajout de plusieurs niveaux de désirabilité ainsi que les algorithmes nécessaires à la résolution de ces nouveaux problèmes de contrôle. Afin de traiter ces questions, l’Unité a déposé et obtenu un projet ANR PRME, dénommé MATRES. Le contrat proposé s’inscrit dans cette dynamique collective. L'objectif principal de ce projet est de développer un cadre conceptuel et les outils numériques associés pour la gestion durable des transitions dans les systèmes socio-écologiques.
Profil recherché
Formation recommandée : doctorat en modélisation/mathématiques appliquées.
Connaissances souhaitées : modélisation mathématique, informatique.
Expérience appréciée : modélisation, rédaction scientifique.
Aptitudes recherchées : intérêt pour la recherche et la pluridisciplinarité, aptitudes à travailler de manière autonome et en équipe.
Niveau d'études minimum requis
- Niveau Niveau 7 Master/diplômes équivalents
Éléments de candidature
Documents à transmettre
Personnes à contacter
Qui sommes-nous ?
INRAE se positionne parmi les tout premiers leaders mondiaux en sciences agricoles et alimentaires, en sciences du végétal et de l’animal. Ses recherches visent à construire des solutions pour des agricultures multi-performantes, une alimentation de qualité et une gestion durable des ressources et des écosystèmes.
Descriptif du service
Vous serez accueilli.e au sein de l’Unité de Recherche Laboratoire d’Ingénierie pour les Systèmes Complexes (LISC). Les travaux de l’Unité portent des recherches sur i) la modélisation des systèmes dynamiques en transition et ii) l'élaboration de politiques d'action à partir de l'analyse de ces modèles. Les recherches qui y sont menées visent à étudier et à comprendre la dynamique des systèmes dynamiques et les propriétés émergentes résultantes.
Pour faire face aux enjeux du changement climatique, les territoires s’engagent dans des démarches prospectives qui visent à définir des objectifs souhaitables, ou des limites à ne pas franchir pour maintenir la durabilité du territoire. Nombreux sont les composants d’un système « territoire » qui peuvent faire l’objet d’une telle démarche : un lac que l’on souhaite maintenir dans un état sain à la baignade, un service public tel que le ramassage des ordures que l’on veut assurer quels que soit les évènements climatiques (inondations, vent fort par exemple), ou encore des haies propices à la biodiversité, limitant l’érosion et les excès de température que l’on veut protéger face aux sécheresses et la pression foncière. Associés aux choix d’objectifs ou limites, le choix d’actions visant à maintenir les systèmes territoriaux dans les états désirés sont réalisés par les personnes décisionnaires et les parties prenantes.
À propos de l'offre
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Démarche et description du travail
Il est à noter que le travail conceptuel intégrant plusieurs niveaux de désirabilité et de contrôle est déjà en cours, porté par un doctorant et un post-doctorant. Le travail se focalisera sur le développement de modèles appliqués à des cas d'études, fondés sur l'ajout de plusieurs ensembles de désirabilité et de contrôle, selon la démarche suivante :
- interface avec les parties prenantes (20% du temps) : en collaboration étroite avec le bureau d’étude mandaté pour l'animation et l’équipe de recherche, la personne recrutée sera chargée de faire le lien entre les échanges de terrain et la modélisation, son rôle consistera à traduire leurs attentes en critères de désirabilité quantifiables pour développer des modèles dynamiques incluant plusieurs niveaux de désirabilité et de contraintes ;
- développement et implémentation des modèles (80% du temps) : cette phase sera consacrée au développement des modèles pour les trois cas d’étude retenus, ce travail comprendra la modélisation de la dynamique d’eutrophisation pour le lac d’Aydat, l'analyse des flux de biodéchets sur le territoire du Valtom, ainsi que l'étude de la gestion des haies au sein de la communauté de communes Mond’Arvene Communauté.
Ce poste pourra être un post-doctorat selon le profil recruté.
La date de prise de fonction est variable et adaptable à la personne recrutée.
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Susceptible d'être vacant à partir du 15/09/2026
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Experte / Expert en calcul scientifique