ITPE Interaction Véhicule/Infrastructure, Dynamique de conduite, sécurité routière - LMA
Référence : 2026-2262595
- Fonction publique : Fonction publique de l'État
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Employeur :
Université Gustave Eiffel
Université Gustave Eiffel - Localisation : Salon de Provence
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- Nature de l’emploi Emploi réservé aux fonctionnaires et lauréats d'un concours territorial
- Nature du contrat Non renseigné
- Expérience souhaitée Non renseigné
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Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels Non renseignée Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
- Catégorie Catégorie A+ (Encadrement supérieur - Emplois de direction)
- Management Non renseigné
- Télétravail possible Non renseigné
Vos missions en quelques mots
Il est attendu de la personne recrutée une activité de production scientifique, d’encadrement, de valorisation de la recherche, et de participation à l’élaboration de programmes de recherche à différentes échelles (régionale, nationale, européenne, internationale).
La personne recrutée devra notamment veiller à publier ses travaux dans les revues internationales à comité de lecture répondant aux canons de sa discipline, mais également dans des revues ou ouvrages plus finalisés dans les champs de l’unité.
Il est attendu également une activité de communication des travaux auprès des pairs, mais aussi à destination du plus grand nombre.
La personne recrutée pourra également être amenée à effectuer des tâches d’expertise. Elle participera par ailleurs à la vie scientifique collective du LMA et de l’université. En complément de son activité de production de recherche, elle pourra contribuer aux actions d'enseignement et de formation à la recherche (enseignement, encadrement de stagiaires, doctorants et post-doctorants, participation à des jurys et à des instances ou comités en lien avec l'enseignement). Elle contribuera aux formations portées par le laboratoire, notamment le DIU Exact (expertise en accidentologie et traumatologie) et le DU Sécurité Routière pour l'Afrique.
Profil recherché
L’évaluation de l’état des infrastructures routières est aujourd’hui largement pensée pour répondre aux besoins des véhicules de tourisme (VT) et des poids lourds (PL), avec une prise en compte encore limitée de la vulnérabilité accrue des mobilités douces. Pourtant, la sécurité des usagers vulnérables, deux-roues motorisés (2RM), vélos et engins de déplacement personnel motorisés (EDPm), constitue de nos jours un enjeu majeur de société. Ces modes de transport, en plein essor dans le cadre de la transition vers une mobilité plus durable, présentent un risque d’accident nettement supérieur à celui des VT, en raison de leur instabilité et de l’absence de protection structurelle. L’infrastructure routière joue un rôle déterminant dans la survenue de ces accidents : elle intervient dans plus d’un tiers des interactions impliquant des 2RM et dans plus de 20 % des cas avec les vélos (Facteurs Liés aux Accidents Mortels, Cerema 2021). Les défauts de chaussée (arrachements, fissures, orniérage, etc.) ou d’aménagement (rails à gorge, joints de dilatation, ralentisseurs non conformes, etc.) peuvent ainsi être à l’origine de blessures graves, souvent avec séquelles. La modélisation des phénomènes physiques et mécaniques intervenant dans les interactions entre un véhicule et les anomalies de chaussée, caractérisées et localisées, s’inscrit à la fois dans une démarche de compréhension approfondie des mécanismes d’accidents (en cohérence avec les politiques publiques de sécurité routière, de promotion des mobilités douces et de décarbonation) et dans une approche de maintenance préventive du réseau routier, conforme aux principes de la réforme anti-endommagement, reposant sur l’emploi de technologies d’auscultation non invasives. Par ailleurs, depuis 2022, la France autorise la conduite de véhicules semi-autonomes de niveau 3 (automatisation conditionnelle). Avec plus de 30 millions de véhicules autonomes déjà produits dans le monde, cette technologie est appelée à s’imposer malgré la méfiance persistante des usagers et les incertitudes juridiques qu’elle soulève. Si l’industrie se concentre encore sur les VT et PL, certains pays innovent déjà sur le segment des mobilités douces. En effet, en juillet 2025, la Chine a dévoilé le premier scooter électrique autonome. L’arrivée de tels véhicules dans l’espace urbain et périurbain appelle une anticipation accrue des interactions Humain/Véhicule/Infrastructure avec des chaussées potentiellement dégradées.
Des véhicules instrumentés ont déjà permis une collecte massive de données sur l’état des chaussées en France et l’établissement d’indicateurs comme l’Image Qualité du Réseau routier National (IQRN) ou l’Image Qualité Programmation (IQP). Toutefois, ces indicateurs, bien que robustes, restent majoritairement orientés vers les VT et PL.
Qui sommes-nous ?
L'Université Gustave Eiffel, modèle innovant d’université rassemblant le triptyque université, écoles et organisme de recherche, dispose de plusieurs campus de formation et de recherche implantés sur le territoire national.
L’établissement compte plus de 15000 étudiants et plus de 3000 personnels enseignant (e)s-chercheur(e)s, chercheur(e)s et personnels d’appui au sein de 33 laboratoires, 15 composantes de formation ainsi qu’au sein de services support et de soutien.
L’université œuvre dans de nombreux domaines de recherche et représente à elle seule un quart de la recherche française sur les villes de demain. Elle regroupe des compétences pluridisciplinaires pour conduire des recherches de qualité au service de la société, proposer des formations adaptées au monde socio-économique et accompagner les politiques publiques.
L’Université Gustave Eiffel est également la première université française en apprentissage et forme jeunes, salariés, ou citoyens à tous les niveaux ; apporte des éclairages scientifiques à l’ensemble de la société et vise à contribuer in fine à l’élévation du niveau de qualification de tous.
Visionner le film de présentation : https://www.youtube.com/watch?v=8uVHEAaj75A
À propos de l'offre
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Profil recherché :
À court et moyen terme, il est donc nécessaire de repenser ces référentiels pour mieux intégrer les besoins des mobilités douces, en cohérence avec les politiques de sécurité routière. Cela implique d’élargir les campagnes de mesure aux aménagements cyclables, grâce à des véhicules instrumentés plus adaptés, et de poursuivre le développement d’instrumentations spécifiques pour les 2RM, vélos et EDPm. L’implication de citoyens volontaires dans des projets de recherche participatifs pourrait également renforcer la transparence et garantir une meilleure prise en compte des besoins réels des usagers.
La personne recrutée développera des recherches sur la collecte et l’interprétation de données issues d’outils multitechniques (GPR, Lidar, drone, smartphone, capteurs divers, etc.) et multiphysiques (accélération, moment, cap, coefficient d’adhérence, permittivité diélectrique, module d’Young, etc.), mobilisant à la fois des méthodes avancées de traitement du signal et des approches d’apprentissage automatique. Il s’agira de développer des méthodologies innovantes sur l’exploitation de technologies non destructives, de façon à relier les défauts d’infrastructure aux mécanismes physiques observables lors de la reconstruction d’accidents. L’objectif est de combiner auscultation avancée des chaussées, instrumentation embarquée sur véhicules expérimentaux et exploitation des données grâce à des outils décisionnels puissants basés sur l’intelligence artificielle. -
Vacant à partir du 24/04/2026
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Chercheuse / Chercheur