Mobilisation des polluants induite par les intrusions salines : Biogéochimie et Dynamique à l’Interface
Référence : UMR8516-LUDLES-001
- Fonction publique : Fonction publique de l'État
- Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
- Localisation : 59655 VILLENEUVE D ASCQ (France)
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- Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
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Nature du contrat
CDD de 3 ans
- Expérience souhaitée Non renseigné
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Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € brut mensuel € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
- Catégorie Catégorie A (cadre)
- Management Non renseigné
- Télétravail possible Non renseigné
Vos missions en quelques mots
Sujet de thèse :
Les intrusions salines, amplifiées par le changement climatique, l’élévation du niveau de la mer et les pressions anthropiques, représentent un facteur émergent d’instabilité géochimique dans les environnements côtiers et industrialisés. En modifiant les gradients rédox, la composition ionique et les équilibres biogéochimiques, elles favorisent la mobilisation des métaux, métalloïdes et nutriments initialement piégés dans les sédiments. Ces perturbations peuvent également modifier les communautés microbiennes benthiques, avec des conséquences importantes sur la qualité des eaux, le fonctionnement des écosystèmes et la gestion des sédiments contaminés.
Le projet MOBIDICC vise à comprendre et modéliser les mécanismes gouvernant la remobilisation des contaminants sous différents scénarios d’intrusion saline dans les sédiments côtiers industrialisés de la région de Dunkerque. L’approche reposera sur une combinaison d’expériences contrôlées en laboratoire, d’analyses géochimiques avancées, de microbiologie moléculaire et d’investigations géophysiques à haute résolution.
Le/la doctorant(e) développera des systèmes expérimentaux de type colonnes et mésocosmes permettant de simuler différents scénarios d’intrusion saline (progressive, pulsée, verticale ou latérale). Des suivis géochimiques haute fréquence (O₂, Eh, pH, conductivité, sulfures dissous, spéciation Fe/Mn, métaux traces, anions…) seront réalisés afin de caractériser les processus de désorption, dissolution réductrice et formation de sulfures contrôlant la mobilité des contaminants. Une attention particulière sera portée aux interactions entre dégradation de la matière organique, activité microbienne et transitions rédox.
Des approches d’imagerie 2D à haute résolution (optodes et DGT notamment) seront utilisées afin de cartographier les gradients biogéochimiques à l’interface eau–sédiment. Les communautés microbiennes seront étudiées par séquençage ADN et PCR quantitative, en collaboration avec l’Université de Mons (Belgique). Des campagnes de terrain sur les canaux industrialisés de Dunkerque permettront de valider les résultats expérimentaux et de relier les observations aux dynamiques réelles d’intrusion saline. Le projet intégrera également des méthodes géophysiques (résistivité électrique, géoradar) afin de caractériser les panaches d’eaux souterraines salinisées.
L’objectif final est de comprendre la réponse biogéochimique des sédiments côtiers face aux différentes intrusions salines et de fournir des recommandations opérationnelles pour la gestion des environnements côtiers vulnérables au changement climatique (gestion des dragages par exemple).
Contexte :
Cette thèse sera réalisée au sein du laboratoire LASIRE (Université de Lille), en collaboration avec le laboratoire LOG (Université de Lille) et le laboratoire du Service de Protéomie et Microbiologie de l’Université de Mons (Belgique).
Le projet sera encadré par :
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Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr...
Profil recherché
Contraintes et risques :
Niveau d'études minimum requis
- Niveau Niveau 7 Master/diplômes équivalents
- Spécialisation Formations générales
Langues
- Français Seuil
Qui sommes-nous ?
Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.
Depuis plus de 80 ans, le CNRS développe des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait du CNRS un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde.
Le partenariat qui lie le CNRS avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
À propos de l'offre
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Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
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Vacant
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Chercheuse / Chercheur