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(Sujet de thèse) Étude in-situ des premiers stades de l’endommagement ductile par nucléation de cavités

Référence : UMR8006-THIAUG-005

  • Fonction publique : Fonction publique de l'État
  • Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
  • Localisation : 75013 PARIS 13 (France)
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Date limite de candidature : 04/07/2026

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  • Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
  • Nature du contrat

    CDD de 3 ans

  • Expérience souhaitée Non renseigné
  • Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
  • Catégorie Catégorie A (cadre)
  • Management Non renseigné
  • Télétravail possible Non renseigné

Vos missions en quelques mots

Sujet de thèse :
La rupture ductile des matériaux métalliques résulte d’un endommagement par cavitation assisté par la plasticité, généralement décrit en trois étapes : nucléation, croissance et coalescence des cavités [1]. Si les mécanismes de croissance et de coalescence sont aujourd’hui bien établis et modélisés, ceux associés à la nucléation restent encore insuffisamment compris et difficilement quantifiables de façon prédictive, notamment aux échelles microscopiques et atomiques. Dans ce cadre, la nucléation des cavités est généralement attribuée à l’accumulation progressive de défauts cristallins induits par la déformation plastique, en particulier via l’activité des dislocations et la formation de lacunes, qui constituent les premiers états d’endommagement localisé susceptibles de conduire à une perte de cohésion.

Ces mécanismes microscopiques de localisation des défauts soulèvent néanmoins, aux fines échelles, plusieurs questions fondamentales qui demeurent ouvertes. La décohésion interfaciale est généralement considérée comme résultant de deux étapes successives. La première correspond à l’apparition d’une fissure naissante ou d’une cavité initiale. La seconde est associée à la propagation de la fissure le long de l’interface. Les mécanismes responsables de la première étape restent toutefois mal compris. Des observations in situ en microscopie électronique en transmission (TEM) suggèrent soit qu’une interface matrice/précipité peut subir une décohésion partielle [2], soit que les parois de cellules de dislocations accommodantes situées à proximité des interfaces matrice/précipité constituent les sites d’amorçage de la rupture ductile, plutôt que l’interface elle-même [3].

La seconde étape soulève la question du niveau de contrainte élevé nécessaire à la propagation de la fissure, qui semble difficilement atteignable dans une microstructure normalement ductile soumise à une déformation plastique. D’autres mécanismes, reposant sur la croissance d’une cavité embryonnaire préexistante, ont également été proposés. Ceux-ci font intervenir soit l’adsorption de lacunes, soit une croissance médiée par l’émission de boucles prismatiques de dislocations [4]. Les modèles micromécaniques existants reposent sur des hypothèses différentes selon les approches, ce qui conduit à des estimations parfois très dispersées des contraintes critiques.

Cette incertitude sur les mécanismes élémentaires de l’endommagement souligne la nécessité de disposer de systèmes modèles permettant d’isoler et de confronter les différentes hypothèses proposées. Dans ce contexte, les alliages Cu–Al constituent des systèmes particulièrement pertinents pour étudier la nucléation des cavités. Selon la composition, ils permettent d’accéder à des microstructures contrastées : des états biphasés contenant une matrice et des précipités intermétalliques, propices à l’étude de la décohésion interfaciale, ainsi que des solutions solid
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Profil recherché

Contraintes et risques :

Niveau d'études minimum requis

  • Niveau Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents
  • Spécialisation Formations générales

Langues

  • Français Seuil

Qui sommes-nous ?

Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.

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  • Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.

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