Thèse en Analyse multi-échelle du traitement d’information (H/F)
Référence : UMR9197-ODILEC2-190
- Fonction publique : Fonction publique de l'État
- Employeur : Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
- Localisation : 91400 SACLAY (France)
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- Nature de l’emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels
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Nature du contrat
CDD de 3 ans
- Expérience souhaitée Non renseigné
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Rémunération Fourchette indicative pour les contractuels La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel € brut/an Fourchette indicative pour les fonctionnaires Non renseignée
- Catégorie Catégorie A (cadre)
- Management Non renseigné
- Télétravail possible Non renseigné
Vos missions en quelques mots
Sujet de thèse :
L’un des grands mystères de l’activité cérébrale à l’état éveillé est que les états conscients sont associés à une activité asynchrone, mais la façon dont cette complexité améliore le traitement de l’information reste incertaine (Koch et al., 2016). Ces états, dits régimes dominés par les fluctuations, reposent sur le fait que l’activité neuronale dépend davantage de la variance des entrées synaptiques que de leur moyenne (Shadlen & Newsome, 1998 ; van Vreeswijk & Sompolinsky, 1998). Ce régime influence l’encodage, la transmission et la modulation de l’information, mais ses effets restent peu étudiés à différentes échelles. Nous analyserons comment il soutient la réactivité, des circuits locaux aux réseaux cérébraux globaux, et comment il est régulé dynamiquement.
À l’échelle microscopique, des réseaux de neurones AdEx servent à étudier l’effet conjoint de la moyenne et de la variance sur la transmission de l’information (Brette & Gerstner, 2005). À l’aide de l’information mutuelle et de l’information de Fisher (Brunel & Nadal, 1998), nous examinerons comment la variance optimise la discriminabilité des stimuli et comment l’adaptation de la fréquence de décharge ajuste le réseau. Des fluctuations modérées devraient maximiser l’information (McDonnell & Ward, 2011), l’adaptation favorisant un régime fluctuationnel lorsque les entrées sont fortes (La Camera et al., 2006).
À l’échelle mésoscopique, les modèles de champ moyen de premier ordre ne capturent pas ces effets car ils ignorent la variance des entrées. Des modèles de second ordre (El Boustani & Destexhe, 2009 ; Zerlaut et al., 2018 ; Depannemaecker et al., 2021) les intègrent, mais ont surtout étudié la dynamique. Nous chercherons à montrer comment la variance module la plage dynamique, le gain et l’information mutuelle, en faisant varier la structure des réseaux.
À l’échelle macroscopique, ces modèles sont intégrés dans un réseau basé sur le connectome (Hagmann et al., 2008) afin d’évaluer si les régions en régime fluctuationnel transmettent mieux l’information. À l’aide de mesures de flux et de réactivité (Sporns, 2011), nous testerons si les états conscients correspondent à des dynamiques globalement fluctuationnelles, contrairement au sommeil ou à l’anesthésie (Steriade et al., 1996 ; Mashour, 2014).
Enfin, nous intégrerons la plasticité synaptique pour étudier son rôle dans l’émergence des corrélations et des covariances. Alors que les réseaux aléatoires rendent les modèles équivalents, la plasticité peut rendre le second ordre nécessaire. Nous examinerons si elle maintient un régime optimal ou conduit à un régime structuré. La plasticité homéostatique sera aussi étudiée comme mécanisme de régulation de la variance.
Cette thèse propose donc une approche centrée sur l’information des dynamiques fluctuationnelles, reliant activité neuronale, codage collectif et états cérébraux globaux à la question de la réactivité des sys
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Profil recherché
Contraintes et risques :
Niveau d'études minimum requis
- Niveau Niveau 7 Master/diplômes équivalents
- Spécialisation Formations générales
Langues
- Français Seuil
Qui sommes-nous ?
Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
C’est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 33 000 femmes et hommes (dont plus de 16 000 chercheurs et plus de 16 000 ingénieurs et techniciens), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines.
Depuis plus de 80 ans, le CNRS développe des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait du CNRS un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde.
Le partenariat qui lie le CNRS avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
À propos de l'offre
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Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche.
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Vacant
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Chercheuse / Chercheur